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Centrafrique: L'opposition conteste la modification du calendrier électoral

La date du dépôt de candidature a été avancée au 28 octobre et réduite de 31 à 12 jours

 

Initialement fixée du 8 novembre au 10 décembre, líouverture du dépôt de candidature a été avancée au 28 octobre. Elle devrait síachever le 8 novembre prochain. L'opposition et les ex-rébellions centrafricaines dénoncent cette modification avancée et réduite de 31 à 12 jours par la Commission électorale indépendante (CEI), pour les élections de janvier 2011. cette décision a été prise à líissue d'une réunion entre le président François Bozizé, les représentants de la communauté internationale, les bailleurs de fonds et les forces de défense et de sécurité, des partis politiques de líopposition , la société civile, religieux, et toutes les autres couches sociales pour faire le point sur les préparatifs des élections en Centrafrique et le respect du chronogramme électoral. Le président avait alors jugé longue la période d'un mois pour la réception des candidatures aux élections présidentielle et législatives prévues le 23 janvier 2011 (éventuel second tour le 20 mars).

 

Dans un communiqué reçu par l'Agence France Presse, le Collectif des forces du changement (CFC), regroupant l'opposition et les ex-rébellions intégrées au processus de paix, dénonce une "décision unilatérale prise par le président de la CEI (Joseph Binguimalé) à l'insu des autres membres de la commission électorale" pour cette modification du calendrier électoral. Le CFC rejette la décision de M. Binguimalé modifiant les dates de dépôt et de clôture des candidatures en les fixant du 28 octobre au 8 novembre 2010" et "s'en tient" aux anciennes dates. Pour le collectif, cette modification viole le Code électoral ainsi que l'accord signé le 10 août 2010 par la classe politique et les ex-rébellions et censé permettre aux Centrafricains d'aller aux élections dans de bonnes conditions. "Le président de la commission électorale manque de respect concernant les dispositions arrêtées par consensus (...) en modifiant des dates fixées dans le cadre d'un accord. Nous voulons aller aux élections mais il faudra que juridiquement et techniquement cela soit possible. Or, pour l'instant, c'est impossible", a déclaré le porte-parole du CFC, Me Nicolas Tiangaye. Le CFC accuse par ailleurs le Président Bozizé díêtre à líorigine du retard ou de líéchec du processus électoral et se réserve le droit de se retirer du processus électoral si ses exigences ne sont pas satisfaites.

Lors de ladite rencontre, les participants avaient débattu díune part, des questions liées au découpage électoral et d'autre part líinformatisation ou non des données électorales et la nouvelle date de dépôt de candidature. Et fort de ce qui a été dit et débattu, le Collectif des Forces du Changement(CFC) considère que le Président BOZIZE cherche des subterfuges pour ne pas aller aux élections et faire porter la responsabilité à des bouc- émissaires: CEI, Opposition et Communauté Internationale.Dans son communiqué, le Collectif réclame la démission du président et du porte-parole de la CEI, la publication d'un audit réalisé en début d'année sur le financement des élections et précise qu'il "se réserve le droit de retirer ses représentants à la CEI si ses exigences ne sont pas satisfaites". Le porte-parole de la commission électorale, Rigobert Vondo, a défendu la modification du calendrier basée, selon lui, sur des "dispositions techniques. La CEI a jugé que les dates retenues pour la période de dépôt des candidatures obéissent à des dispositions techniques. (...) Si les opposants veulent contester les dates, la justice est là pour ça", a affirmé M. Vondo, sans autres commentaires.

 



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