Archive

Sommet du Bassin du Lac Tchad: Contenir Boko Haram

La question de la relance díune force armée pour contenir les actions de líorganisation qui menace les pays membres de líorganisation sera discutée par des chefs díEtats à Ndjamena

 

NíDjaména la capitale de la république du Tchad, accueille ce 30 avril le 14ème Sommet des Chefs díEtat et de gouvernement de la Commission du Bassin du Lac-Tchad (CBLT) qui regroupe le Tchad, le Niger, le Nigéria, le Cameroun, la République centrafricaine et la Lybie. Un sujet parallèle síest invité à ce sommet statutaire, qui devrait parler de la sauvegarde du Lac Tchad. Il concerne le groupe islamiste Boko Haram qui crée líinsécurité, cause des dégâts au Nigeria et menace les pays de la région. Selon la chaîne Radio France Internationale (RFI) qui suit de près líévènement, les experts dans leurs conclusions, ont préparées pour la rencontre de ce jour, un mémorandum, appelant à la réactivation de la force mixte des armées des pays riverains du lac Tchad. Le mémorandum insiste sur la participation de tous les Etats membres à cette force, fait savoir la chaine díinformation. Plusieurs chefs díEtat dont le nigérien Mahamadou Issoufou,le nigérian Goodluck Ebélé Jonathan et le centrafricain François Bozizé, devront prendre une décision sur líopportunité de rendre effective cette force qui a été créée depuis 1998, mais níest pas entrée en activité. A líoccasion díun sommet aussi important pour la sécurité dans la partie septentrionale du pays, le président Camerounais síest fait représenter par Cavaye Yeguie Djibril, son président de líAssemblée nationale. Cette réunion survient alors quíune nouvelle attaque meurtrière perpétrée contre une église au nord du Nigéria a été attribuée au groupe islamiste. Au mois de mars, plusieurs informations faisaient état díun agrandissement de la sphère díaction de líorganisation dans les pays proches du Nigéria.

 

La tâche síannonce donc complexe pour Sanusi Imran Abdullahi, qui est en voie díêtre confirmé au poste de secrétaire exécutif de la CBLT au sortir de ce sommet. Ingénieur originaire du Nord du Nigéria, il a longtemps travaillé sur les problématiques de líinstitution. Mais la question de la secte Boko Haram, qui préoccupe tous les pays frontaliers du lac Tchad semble complexe. On ignore tout, des visages qui se cachent derrière le groupe. Selon des experts, Boko Haram serait composée de militaires démobilisés de líarmée nigériane. Cet argumentaire se justifie par le fait que le groupe utilise du matériel militaire explosif très sophistiqué pour mener ses attaques. On y trouverait aussi des criminels qui veulent déstabiliser le pouvoir central, et aussi une partie de la jeunesse nigériane, originaire du nord du pays, désespérée par des conditions de vie très dures. On y soupçonne aussi la présence díanciens membres de líorganisation islamiste Maitacine, qui a sévit dans le pays durant les années 90, bien avant Boko Haram. Maitacine, originaire du nord du pays, revendiquait un islam très radical et fondamentaliste, avec en ligne de mire líinstauration de la charia (loi religieuse musulmane).

 


© AFP
Les suites d'attentats du groupe islamiste Boko Haram
La force militaire ne suffira donc pas. Une bonne politique sociale et un engagement effectif des Etats dans la mise en úuvre des politiques et programmes économiques de la Commission, devrait pouvoir permettre de juguler la pauvreté qui favorise líinstrumentalisation de nombreux jeunes de part et díautre des frontières par des organisations comme Boko haram. La Commission du bassin du lac Tchad ou CBLT est une structure permanente de concertation mise en place en Afrique afin de coordonner les actions des différents états pouvant affecter les eaux du bassin du lac Tchad et régler pacifiquement les problèmes et différends affectant cette zone. La CBLT a vu le jour le 22 mai 1964, lorsque les chefs d'état des pays riverains du lac, à savoir Le Niger, le Nigeria, le Tchad et le Cameroun décidèrent par la Convention de Fort-Lamy (aujourd'hui N'Djamena), de mettre en place une structure permanente de concertation appelée «Commission du bassin du lac Tchad»


Commentaire


Retour en haut