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France/Ligue 2: H. Momi cartonne à Le Mans FC

Simple joker, l'attaquant centrafricain a connu, selon ses propres mots, le moment le plus fort de sa jeune carrière en marquant dans les arrêts de jeu contre Amiens (3-2)

 

Peut-être le début d'un déclic
Le public présent au MMArena ne s'y est pas trompé en scandant son nom lorsqu'il est entré sur le terrain à la 78eminute de jeu. Une bonne heure plus tard, alors qu'il répond aux questions des journalistes, ce sont ses partenaires qui lui ont rendu hommage par des «Momi Hilaire ! Momi Hilaire ! Momi, Momi, Momi Hilaire!»
En marquant le but de la victoire dans les ultimes secondes d'un match complètement fou, l'attaquant centrafricain du Mans a fait exploser tout un peuple en mal de sensations fortes. «C'était quelque chose de fantastique, confie l'intéressé avec quiétude. Je sauve l'équipe et on obtient une victoire très importante à la maison. C'est une très grande fierté pour moi, le joker de luxe de l'entraîneur.»

 


© Blandine Lempérière
Le jeune centrafricain, après avoir manqué une belle occasion de donner l'avantage à son équipe, s'est repris dans les arrêts de jeu pour offrir une précieuse victoire au Mans
«Le soutien du public m'a fait chaud au coeur»
Le costume de héros, Hilaire Momi a pourtant failli ne jamais l'endosser. Il aurait même pu être la cible de critiques après avoir raté l'immanquable, seul devant le but. «Il faut dire que le ballon que je reçois est difficile à reprendre. Je n'étais pas dans le bon timing.» Ce genre de péripétie aurait pu en faire sombrer plus d'un, mais le joueur a la réputation de ne jamais rien lâcher. Il l'a prouvé. «Même les plus grands buteurs ratent des occasions qui peuvent paraître faciles. Moi, je n'ai pas douté. Je savais pertinemment que le bon ballon allait arriver.» Et il est venu...

Après le match de Lens, Denis Zanko louait l'importance des remplaçants. Il l'a évidemment répété après la victoire contre Amiens. Pour le plus grand bonheur de Momi, cantonné à un rôle de doublure depuis la prise de fonction du Mayennais. Car l'ancien pensionnaire du Coton Sport de Garoua (Cameroun) ne se plaint pas de sa condition même si comme tout footballeur, il aimerait jouer davantage. «Le discours du coach me touche beaucoup car tout le monde se sent concerné. Il nous maintient toujours sous pression. Même si on ne me donne la possibilité de jouer que cinq ou dix minutes dans un match, je suis prêt à tout donner. Quand j'ai entendu les gens crier mon nom en entrant, ça m'a fait chaud et cúur et motivé encore plus.» la suite sur

 



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