Archive

Samatan. «Peindre, c'est penser»

Jusqu'à la fin de ce mois d'avril 2012, l'office de tourisme a cédé ses cimaises au peintre centrafricain Sanzinga dans le Gers en France

 

Lors du vernissage, le jeune artiste a exposé ses idées sur son art aux visiteurs: «Au début je faisais surtout du réalisme; après plusieurs tâtonnements j'ai enfin trouvé mon style que je perfectionne aujourd'hui car il me permet d'exprimer mes idées, ma philosophie». Pour Sanzinga, peindre n'est pas seulement une expression artistique, c'est l'expression de tout un art de vivre. Dès l'entrée dans le salon d'exposition, le chatoiement des couleurs, la profusion graphique interpellent et assaillent de mille sensations. Mais il faut s'arrêter devant une toile, prendre le temps de la regarder alors on est emporté dans une invitation au voyage intérieur.

 


© ladepeche.fr
«Il est temps de restituer à l'art dit africain sa part d'universalité », dit Sanzinga./ Photo DDM Maia Alonso
Sanzinga est en quête de l'homme, l'homme en mouvement, «en perpétuelle construction», dit-il. «Ne surtout pas s'enfermer et enfermer l'autre dans le jugement de l'instant, poursuit-il. Il faut toujours laisser une porte ouverte, une chance pour que le déclic se produise et avec lui la transformation. Un être maléfique à un instant T peut réparer ses actes car la nature de l'homme n'est pas figée». Et Sanzinga a ce savoir-faire qui bâtit sa toile: que ce soit un Bob Marley recueilli, ou un Malcom X qui découvrit en prison son être intérieur et sa foi. Sanzinga peint le plus souvent des têtes parce que c'est par son mental que l'homme se différencie de l'animal. Il a choisi de s'imprégner de toutes les influences: «Je ne m'interdis rien», ajoute-t-il, «il est temps de restituer à l'art dit africain sa part d'universalité. On enferme l'art venu d'Afrique dans un cadre comme s'il s'agissait d'un art mineur.»

 



Commentaire


Retour en haut