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CEMAC: Où est la volonté politique?

De nombreux observateurs n’hésitent pas à parler du manque de volonté politique s’agissant d’une organisation qui peine à s’affirmer

 

La quasi expulsion le 21 mars dernier de M. Antoine Ntsimi par les autorités centrafricaines, en violation flagrante, voire grossière, des usages diplomatiques jette une lumière crue sur le malaise persistant qui caractérise aujourd’hui la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). Au point que de nombreux observateurs n’hésitent pas à parler du manque de volonté politique s’agissant d’une organisation qui peine à s’affirmer, à avancer vers un accomplissement harmonieux de ses objectifs dont l’axe majeur est la mise en place d’un marché commun de l’Afrique centrale.

 


© acap-cf.info
Visite du siège lors de la journée Cemac à Bangui
Au regard de ses performances mitigées, les analystes les plus pessimistes vont jusqu’à s’interroger sur les chances de survie d’un regroupement qui se distingue surtout par une inertie chronique et les soubresauts à répétition. Et ce, au moment où des organisations de même nature en Afrique avancent à grandes enjambées. Le cas notamment de l’UEMOA en Afrique de l’Ouest ou de la SADC en Afrique orientale et australe. La CEMAC, elle, tourne en rond. Du fait de nombreux goulots d’étranglement auxquels l’organisation fait face en permanence dans son fonctionnement. Résultat : la Communauté est plus que jamais plombée, cantonnée au niveau des gouvernements. Et encore!

Le passeport communautaire? La compagnie aérienne commune (Air CEMAC)? Après plusieurs années d’atermoiements et d’échanges stériles, ces deux projets charnières devant donner une impulsion à une libre circulation des agents économiques, des marchandises, des capitaux, des biens sont demeurées dans les tiroirs. En cause: une absence de volonté politique, un attachement suranné à une souveraineté nationale dont la manifestation la plus palpable est l’enfermement. A la stupéfaction de certains partenaires au développement qui s’interrogent parfois sur la détermination de nos pays à aller véritablement à l’intégration de la sous-région. Pensez donc: le commerce intra-communautaire représente moins de dix pour cent (10%) des échanges qui se développent au sein de la CEMAC. La suite

 



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