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Centrafrique: Linsécurité, au cur de la capitale?

La question pourrait très naturellement être posée dautant plus que les éléments de réponse peuvent très facilement être identifiables

 

La République Centrafricaine, enregistre de plus en plus, des actes certes isolés, mais qui témoignent que linsécurité gagne du terrain pour établir son Quartier Général au cur de la Capitale centrafricaine. Il y a de cela quelques semaines, un compatriote musulman a été victime de la crapulerie de certains jeunes dévergondés qui voulaient lui ôter de force, son téléphone portable. Cet acte de braquage, avait eu lieu, à lEcole Koudoukou, dans le 3ème arrondissement de Bangui. Quelques jours seulement après ce drame, un compatriote tchadien, de la FOMAC, en mission de sécurité en Centrafrique, fait les frais de cette insécurité grandissante en perdant la vie pour des mêmes motifs. Ce second acte de braquage mortel, est toujours luvre de jeunes bandits qui se donnent plaisir à se livrer aux actes de braquages au su et au vu de tout le monde. Si on y ajoute les séries de braquage en plein jour du KM5, sans conteste, on peut conclure que le Centrafricain vit comme dans une jungle où les plus forts ici représentés par les bandits les godobés et certains égarés des forces de défense et de sécurité règnent dans notre Cité comme de véritables loups.

 


© journaldebangui.com
Fleury Koursany
Abstraction faite de tout commentaires, ne parlons pas de ce qui est de linsécurité dans les villes contrôlées par les mouvements rebelles aussi bien locaux quétrangers comme lArmée de Résistance du Seigneur de Joseph Kony et le Front Populaire pour le Redressement de Baba Laddé. Le tout, consolidé par la privation arbitraire de liberté qui semble devenir un mode de gestion de pouvoir en Centrafrique, permet sans conteste de conclure que notre pays est en danger. Un sentiment dinsécurité qui inquiète plus dun Centrafricain étant entendu que les conséquences qui en découlent ou qui pourraient en découler, risqueraient for bien dêtre fatales pour ceux-là même qui minimisent actuellement la portée de cette réalité. Et si le cur de la Capitale centrafricaine est en danger, cest lépicentre même du pouvoir qui lest aussi.

A moins que lon accepte volontiers dignorer une telle situation pour continuer à jouer les prolongations, histoire de soutenir que le pays na pas les moyens pour faire face à cette insécurité suicidaire qui cogne déjà à nos portes. Linsécurité faisant toujours le lit des actions déstabilisatrices, ce serait à bon droit que les autorités centrafricaines puissent prendre conscience de la situation pour être en mesure de parer à limprévu. Sinon, et lorsque le pourrissement de la situation atteindra son sommet, nous contemplerons alors ensemble, les gémissements des uns et des autres qui crieront, comme dhabitude au scandale. Et à ce niveau, ne cherchons pas ailleurs des boucs émissaires pour justifier notre incapacité pour ne pas dire notre irresponsabilité du moment à faire régner dans notre Cité, ce pourquoi nous avions accepté de prendre le pouvoir et qui a pour nom : Sécurité des personnes et de leurs biens.

 



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