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Centrafrique: Díautres agents de la SONATU maintenus en détention

13 agents de la société nationale de transport urbain broient du noir en et personne ne semble se soucier de leur sort alors que rien ne leur serait reproché

 

Selon des mouvements liés à des cas de malversations au sein de cette société, une vague díarrestations aurait emporté les hauts cadres. Cette vague nía pas épargné des inspecteurs, des caissières et des comptables de ladite société dont 8 seraient aux arrêts au commissariat du port, 2 au commissariat de police du 2ème arrondissement et 3 à líOCLAD. Il y a là des comptables, des caissières, des inspecteurs et la directrice commerciale de la société. Aux dires de certains témoins, les conditions dans lesquelles ces personnes se trouvent devraient interpeller les autorités judiciaires et des organisations des droits de líhomme en Centrafrique. Depuis le jour de leur arrestation c'est-à-dire le vendredi 9 mars 2012, aucun délit ne leur serait reproché jusque là.

 


© afriqueredaction.com
Au cachot?
De sources policières, ces derniers ont été entendus sur procès verbal mais aucune notification ne leur est faite de ce quíon leur reprocherait. Pourtant, le délai maximum díun garde à vue fixé à 72 heures renouvelables quíune seule fois aurait été largement dépassé. Du 9 au 22 mars, líon ne peut plus parler de 72 heures. Le pire des cas est que ces gens, en plus de ce quíils endurent, seraient obligés, voire forcés de travailler de 4 à 22 h dans des conditions peu orthodoxes, sans rémunération et surtout avec des pressions militaires dans chacun de leur mouvement. En outre parmi eux, il y a des malades, des femmes enceintes, etc. qui ne sont pas épargnés de ce genre de traitement. Certains auraient même été torturés par les policiers de la brigade criminelle alors quíils sont encore innocents. Pourquoi de cette détention prolongée quand on sait que ces derniers, ne sont que de simples agents díexécutions?

Ces malheureuses personnes sont aujourdíhui coincées, en détention sans notification et sans suite. Ils dorment à même le sol sur de vieilles nattes mettant en jeu leur santé, surtout le cas des malades et des 3 femmes enceintes, une pure violation des droits humains. Les autorités tant politiques que judiciaires de la République centrafricaine sont interpellées sur la situation de ces centrafricains qui aujourdíhui paient pour des fautes quíils níauraient peut-être pas commises directement.

 



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