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Centrafrique: Les Danois forment les membres de la FADEC

Ils suivent une formation sur la promotion des droits humains et la lutte contre les violences jusquíau 23 mars à Bangui

 

Cíest líOrganisation humanitaire DRC (Conseil Danois pour les Réfugiés) qui assure ladite formation. Selon la présidente de la FADEC, Mme Yvette Banlog, la thématique choisie pour cet atelier de formation cadre bien avec les objectifs poursuivis par son Association. Objectifs ayant trait à líencadrement, líéducation et líassistance aussi bien sociale, financière que judiciaire aux populations vulnérables représentées par les femmes en détention, les femmes victimes de violences, les femmes accusées des pratiques de sorcellerie, les femmes vivant avec le VIH/SIDA, les femmes victimes de discrimination, les jeunes filles mères et les orphelins et autres enfants rendus vulnérables. Pour sa part, líexpert juridique du Conseil Danois pour les Réfugiés, Monsieur Gervais Ngovon, au sortir de cet atelier, les participants, membres de la FADEC se doivent de síapproprier les principes fondamentaux qui gouvernent la promotion des droits de líhomme afin de les mettre en application lors de leurs activités.

 


© journaldebangui.com
M. Gervais Ngovon
Les droits de líHomme, il faut y croire, a précisé líexposant. Ce níest pas la seule affaire des gouvernants encore moins celle des ONG de défense et de promotion des droits de Líhomme mais cíest bel et bien líaffaire de tous. Promouvoir les droits de líhomme, cíest éviter de se faire justice soi-même a mentionné Gervais Ngovon car nous sommes dans un Etat de droit a-t-il déclaré en substance. Et dans un Etat de droit, on ne tue pas comme on le fait en Centrafrique avec les personnes accusées de pratique de sorcellerie.

A ce propos, líexpert juridique de DRC affirme que loin pour son organisation de faire une sorte díapologie de la sorcellerie, le Conseil Danois pour les Réfugiés promeut le respect de la personne humaine quelle quíelle soit. Il en a profité díailleurs pour dénoncer ce comportement des centrafricains qui acceptent volontiers de donner la mort à une personne seulement accusée de sorcellerie quand bien même celle-ci devrait bénéficier de cette notion élémentaire de la présomption díinnocence. En Centrafrique, conclut líorateur, cíest quand même bizarre de constater que le crime qui découle des violences portées sur des personnes accusées de sorcellerie puisse être accepté par la communauté sans que cela ne gêne outre mesure, la conscience commune. Cíest avant tout un crime, une violation flagrante des droits humains, précise Gervais Ngovon.

Pour cet atelier de formation, les membres de la FADEC ont eu droit à quatre communications portant sur: les droits de líhomme et leur mécanisme de protection; les droits de la femme et les droits de líenfant, deux impératifs incompressibles; la prise de parole en public et les accusations de sorcellerie, un défi majeur pour les droits humains en Centrafrique.

 



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