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20 mars 2012: «Le français est une chance»

Cette édition sera célébrée à Londres, ville qui accueille en 2012 les Jeux olympiques

 

Ce mardi 20 mars, les peuples et les nations ayant en partage la locution ou líamour de la langue française célèbrent la journée internationale de la Francophonie. L'ancien président du Sénégal, secrétaire général de l'Organisation internationale de la Francophonie a tenu un discours pour ouvrir les festivités en argumentant sur le thème choisi. Le français est une chance, non pas seulement pour communiquer entre nous avec l'assurance de nous faire comprendre, mais aussi et surtout pour agir solidairement et réfléchir ensemble, justifie-t-il. A ce propos, les participants à la célébration sont appelés à s'y exprimer. Cette édition sera célébrée à Londres, ville qui accueille en 2012 les Jeux olympiques.

 


M. Abdou Diouf, secrétaire général de la Francophonie
Dans ce discours, Abdou Diouf présente la langue française comme une chance de pouvoir expérimenter, concrètement, à travers la littérature, la chanson et les arts vivants, ce que la diversité des expressions culturelles a de stimulant, díenrichissant, de fécondant. Le Secrétaire général de líOif souligne aussi la possibilité de pouvoir former des réseaux performants díuniversitaires, de chercheurs, díexperts, de professionnels, de maires et de parlementaires, pour que le dialogue et la coopération au service du développement durable ne relèvent plus de la décision des seuls Etats. «Le français permet de pouvoir confronter nos expériences et de mutualiser nos expertises pour que prospère líEtat de droit», soutient Abdou Diouf dans ce message du 20 mars. Il évoque les difficultés de la période actuelle, marquée par des crises profondes et multiformes, des mutations violentes et déstabilisatrices. Dans ce contexte, les liens de solidarité tendent à se déliter au profit du «chacun pour soi».

 

Aux sources de notre humanité commune
Le Secrétaire général de líOif évoque la tentation de stigmatiser ce qui nous différencie les uns des autres, «Ö alors que líon devrait retourner aux sources de notre humanité commune».Cíest le lieu, pour Abdou Diouf, de pointer du doigt «la détresse et líindignation de la jeunesse contre ce qui a été et ce qui est, sans que cela suffise à concrétiser ce qui devrait être et ce qui pourrait être». Prenant en compte toutes ces difficultés caractérisant cette période, Abdou Diouf invite, dans son discours de la journée de la Francophonie, à «savourer la chance de pratiquer la langue française, non pas, comme un acquis, mais comme un défi à relever jour après jour, comme un puissant moyen díaction, comme un formidable levier pour faire émerger une autre vision du monde et du destin qui nous lie, une vision acceptable par tous et équitable pour tous».Cette chance est à offrir en gage díamitié et en signe de ralliement, à toutes celles et tous ceux, toujours plus nombreux, qui choisissent díapprendre le français pour síouvrir au monde, exhorte Abdou Diouf. Le Secrétaire général de líOif, en formulant des vúux, souhaite dans ce message que «la journée internationale de la Francophonie soit líoccasion de célébrer, dans la joie et líespérance, notre chance, notre volonté et notre fierté de parler le français.»


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