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Sénégal/Elections: Participation soutenue et dans le calme

Les chiffres non encore officiels parlent d'une participation de 60% des inscrits, dans une élections qui síest déroulée dans le calme

 

Les Sénégalais sont finalement allés aux urnes le dimanche 26 février 2012, pour l'élection présidentielle la plus tendue de l'histoire de ce pays, après des violences qui ont suivi la validation de la candidature du président sortant, Abdoulaye Wade, en quête d'un troisième mandat. Quelque 5.1 millions d'électeurs étaient attendus à cette occasion pour choisir leur président parmi les 14 candidats qui briguent la magistrature suprême, dont deux anciens Premiers ministres Macky Sall et Idrissa Seck. Les bureaux de vote ont ouvert leurs portes dimanche à 08h00 GMT, dans une ambiance jugée calme par certains observateurs. Selon des premières déclarations, le taux de participation à cette élection avoisinait 60%, un chiffre qui susceptible díévoluer, selon la Commission électorale nationale autonome (CENA), qui contrôle et supervise le processus électoral. A 22h30, nous avons eu un taux de participation qui avoisine 60%, un peu moins de 60%, mais ce taux va évoluer au fur et à mesure que les résultats tomberont, a déclaré lors d'un point de presse le président de la CENA, Doudou Ndir. Le président Wade, accompagné de son fils Karim et de sa fille Sindiély, a voté en milieu de journée sous les huées de centaines d'opposants que n'ont pu couvrir les applaudissements de dizaines de ses partisans, selon des informations rapportées par líAgence Sénégalaise de Presse. Le dépouillement des bulletins a commencé dès la fermeture des bureaux de vote à 18H00 (locales et GMT), parfois à la lumière des bougies et des lampes tempête, comme dans un bureau du quartier de Grand Yoff à Dakar, pour cause de système électrique défaillant, a constaté un journaliste de l'AFP.

 


© rfi.fr
L'heure du dépouillement à Dakar, le 26 février 2012.
La bataille des chiffres a déjà débuté, avec au centre des enjeux, un probable deuxième tour. Des positions varient en fonction des camps. Dans líopposition, on indique qu'Abdoulaye Wade a été devancé dans son propre bureau de vote par un de ses anciens Premier ministres, Moustapha Niasse. Les chiffres en notre possession indiquent qu'un second tour est inévitable. Nous avons gagné les plus grands départements du Sénégal, a déclaré pour sa part, Macky Sall, l'un des principaux candidats d'opposition et ancien premier ministre du président sortant Abdoulaye Wade. Un des responsables de sa campagne, Jean-Paul Dias, avait auparavant déclaré que M. Sall était au "coude-à-coude avec le président Abdoulaye Wade", ce dernier étant "autour de 34 à 36%" et Macky Sall autour de "32 à 34%". Dans le camp de Wade on se veut plus réservé. "On est en train de collecter les résultats et rien ne permet de dire qu'il y aura un deuxième tour", a déclaré pour sa part El Hadj Amadou Sall, un des responsables de la campagne du président Wade díaprès des informations rapportées par líAgence France Presse (Afp). Selon lui, les derniers résultats en sa possession portaient sur "8% à 9%" des votes et "il n'y a pas de tendance lourde".

Après des violences préélectorales qui ont fait de 6 à 15 morts selon les sources, le premier tour de la présidentielle s'est déroulé dans le calme. Même en Casamance (sud), où des rebelles indépendantistes avaient menacé de perturber le scrutin, on apprend que le vote s'est fait en général dans le calme et avec une bonne affluence, au lendemain d'une embuscade à Goudomp, où un militaire a été tué. En attendant que les résultats officiels soient proclamés, la Céna demande aux Sénégalais de garder leur calme et invite les acteurs politiques à faire confiance au processus électoral qui a déjà fait ses preuves.

 



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