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Centrafrique: Jean-Jacques Demafouth vient díêtre inculpé

Présenté à un juge en dehors du cadre légal de garde à vue il a été accusé dí«atteinte à la sûreté intérieure de l'Etat»

 

Le chef de la principale ex-rébellion centrafricaine Jean-Jacques Demafouth, incarcéré depuis le 6 janvier, a été inculpé d'"atteinte à la sûreté intérieure de l'Etat" par un juge d'instruction, a annoncé à l'AFP son avocat vendredi. "Jean-Jacques Demafouth a été présenté à un juge d'instruction qui l'a inculpé d'atteinte à la sûreté intérieure de l'Etat", a déclaré son avocat Me Mathias-Barthélémy Morouba. Selon l'avocat, « cette inculpation a été faite en dehors du délai légal de garde à vue ». Ce qui est une violation du droit, et pire encore il est toujours détenu à la SRI (section recherches et investigations de la gendarmerie de Bangui). "Son frère, Ousmane Baboua qui venait lui rendre visite le 9 janvier 2012 et qui a été arrêté et détenu à la SRI depuis cette date, a été libéré jeudi tout simplement parce que son dossier est totalement vide", a-t-il ajouté.

 


© oubangui.wordpress.com
Jean-Jacques Demafouth de l'APRD
Le chef de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD, principale ancienne rébellion centrafricaine) Jean-Jacques Demafouth est en détention depuis le 6 janvier, accusé de "déstabilisation du pays" en prenant contact avec d'autres mouvements rebelles, ce qu'il nie. "Selon ce qui m'est parvenu, Demafouth cherchait à déstabiliser le pays. Pour une personne de son rang, vouloir couper l'ensemble des forces politico-militaires pour reprendre la lutte - au nom de quoi, je ne sais - c'est méchant" avait déclaré fin janvier le président centrafricain François Bozizé. "On m'accuse de vouloir prendre la tête d'une fusion de trois autres rébellions (...) mais je n'ai rien à voir avec ça", avait déclaré à l'AFP M. Demafouth, par ailleurs vice-président du Comité de pilotage du programme de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) joint au téléphone après son arrestation. Dans un communiqué publié le 27 janvier dernier, le Comité de pilotage se montrait inquiet de voir compromettre" le processus de paix en cours.

 



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