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Patassé dépose sa candidature à la présidentielle

L'ex-président centrafricain (1993 - 2003) a déposé son dossier de candidature à l'élection présidentielle centrafricaine

 

M. Patassé, qui a dirigé la Centrafrique de 1993 à 2003, a "déposé sa candidature samedi (. . . ) afin de briguer le suffrage des Centrafricains" à laprésidentielle qui doit se tenir en même temps que des législatives, déclare son porte-parole, Guy Simplice Kodegue dans un communiqué. L'ex-président, qui postule en tant que candidat indépendant, a versé une caution de 5 millions de FCFA (plus de 7. 600 euros), et fourni notamment un "certificat de nationalité" et "un certificat médical datant de moins de trois mois", selon un reçu délivré par la Commission électorale indépendante (CEI). Son dossier comporte aussi "une déclaration de candidature en trois exemplaires", "une profession de foi signée de (sa) main" et la "preuve d'une propriété bâtie sur le territoire national".

 


© AFP
L'ex-président centrafricain Ange-Félix Patassé, le 7 décembre 2008 à Bangui
Ange-Félix Patassé a par ailleurs "parrainé 100 candidats aux élections législatives" visant à renouveler les 105 sièges de députes que compte l'Assemblée nationale, affirme M. Kodegue. Une caution de 11,5 millions (plus de 17. 500 euros) a été versée pour ces candidatures.
En dehors de la majorité présidentielle, Ange-Félix Patassé est une des rares personnalités en Centrafrique n'ayant demandé de repousser les élections. Les scrutins ont été fixées au 25 avril par un décret du président François Bozizé, 63 ans, au pouvoir depuis qu'il a renversé M. Patassé par un coup d'Etat en 2003 et candidat déclaré à un nouveau mandat. L'opposition, les ex-rébellions, des postulants déclarés mais aussi la communauté internationale ont demandé le report des scrutins, estimant que le pays n'était pas prêt pour la date fixée.
En plus de MM. Patassé et Bozizé, trois autres personnalités ont annoncé qu'elles seraient en lice: l'ex-Premier ministre, Martin Ziguélé (opposition), l'ex-ministre Eloi Anguimaté (opposition) et la ministre déléguée à la Décentralisation, Marie-Reine Hassen (indépendante).

 



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