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La musique centrafricaine a-t-elle retrouvé ses marques?

Des berges du fleuve Congo aux berges de la Seine en passant par celle de líOubangui, chacun se fait son idée

 


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La musique centrafricaine en action
En absence de certains ténors annoncés lors de cette nuit centrafricaine, ceux qui ont fait le déplacement étaient contents, heureux, en joie díavoir passé un moment agréable avec du son dans les oreilles et plein la tête. Au petit matin, cíest avec le sourire aux lèvres, un brin de gueule de bois que les uns et les autres se sont séparés après une nuit très ambiancée.

 


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DJ Male sur scène
A la recherche de son identité
Dès le début de la soirée, ce sont les doucereuses et langoureuses sonorités de la rumba congolaise qui accueillaient les invités. Laissant croire à la líidée selon laquelle la musique «centro» a la rumba congolaise dans ses veines. Et pourquoi en serait-il autrement? quand on sait que dès les «origines» hors mis les mélopée pygmées, cíest sur les berges du fleuve congo que sont nés les diverses expériences et multiples ensembles musicaux qui ont donné naissance à cette fameuse rumba. Ce sont aussi eux qui ont contribué à instaurer des élans musicaux là bas, au-delà du fleuve Oubangui. Parce que les fils et filles de cette partie là pensent que cette identité est menacée, cette nuit là voulait la faire renaître de ses cendres.

 


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La belle Kíramel
Alors BB Matou, le groupe Muziki-Paris, Laskino Ngomatéké et le doyen sur la scène Pili Pili Mangalé ont fait le show. Ils ont donné de la voix. Ils ont chanté avec leur cúur et en chúur avec les invités. Lesquels ont dansé parfois ont refusé de rester assis tant les sons étaient envoutant et invitaient à une communion fraternelle. Líabsence assez remarquée de la princesse du jour, Princess Léoni Kangala nía donc pas permis díassister à ce duo tant attendu qui aurait sans doute soulevé la foule de la salle du Moulin Basset de St-Denis Pili Pili et Princess Léoni K. Líon retiendra que les textes en Sango ont su révéler cette identité musicale centrafricaine qui continue de mélanger les rythmes du folklore national avec les sonorités de la rumba congolaise, le funk et parfois la biguine. Celle langue que líon a entendu toute la soirée durant marque cette importance dans «líexpression de la culture centrafricaine». Les autres artistes invités, DJ Privat ou encore DJ Male montrent bien que même si le socle centrafricain níest pas perdu, tous ou presque sont tournés vers líavenir avec les fusions de funk, de rap et de hip hop. La belle Kíramel en a profité pour présenter des morceaux de sont premier album dont la sortie était programmée ce 11 février 2012.


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