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Centrafrique: Le ministre J. Serge Bokassa fait un bilan à mi parcours

Depuis le 15 mars 2003, le ministère de la jeunesse, des sports, des arts et de la culture síest engagé dans un vaste programme des reformes institutionnelles

 

M. Jean Serge Bokassa, ministre de la jeunesse, des sports, des arts et de la culture a animé une conférence de presse dans líune des salles de conférence du complexe sportif Barthélémy Boganda. Le but de cette rencontre avec les journalistes était de faire le bilan des activités menées par ledit ministère au cours de líannée écoulée. Ayant accédé à la tête du département de la jeunesse, des sports, des arts et de la culture en avril 2011, líordre du jour a été porté sur le bilan díactivités du département ministériel. Au cours de la rencontre, des artistes de la diaspora centrafricaine présents à Bangui ont été aussi présentés, notamment Aaron Mayer et son équipe, Dallas Yambos et Max Koïndo. Le ministre Bokassa a démarré ses propos liminaires par la présentation de ses vúux aux journalistes et membres du cabinet ministériel. Selon le ministre, depuis le 15 mars 2003, le ministère de la jeunesse, des sports, des arts et de la culture síest engagé dans un vaste programme des reformes institutionnelles, lequel a permis eu département de disposer des bases juridiques permettant de mener en toute légalité et transparence sa mission.

 


© leconfident.net
Le ministre des Sports Jean Serge Bokassa
Au nombre de ces instruments juridiques figure la charte culturelle centrafricaine, une charte de la jeunesse ainsi que deux chartes en matière des sports et díéducation physique. Durant les 11 mois
díactivités du ministre Bokassa, plusieurs actions ont été réalisées en dépit du contexte díaustérité que traverse le pays, mais aussi, ces onze mois ont été secoués par des problèmes et difficultés. Dans le cadre des actions réalisées au niveau de la jeunesse centrafricaine, líon se souvient de la création díun site internet du ministère dont le lancement officiel est prévu pour le mois de mars 2012. Líon note également la ratification de la charte africaine de la jeunesse le 19 décembre 2011 qui inscrit la jeunesse centrafricaine dans une dynamique díéchange et de coopération avec les organisations de jeunesse du continent africain; líinscription du secteur jeunesse dans le DSPR2, la création díune ligne budgétaire et líaffectation díun local pouvant servir de bureau au Conseil national de la jeunesse (CNJ), líinstitutionnalisation de la semaine de jeunesse et líinscription dans la loi des finances 2012 des travaux liés à la mise en place du fond díappui aux initiatives des jeunes.

Dans le domaine des sports et de líéducation physique, on note la relance et la redynamisation des sports scolaires tant à Bangui que dans líarrière-pays; la restructuration des organes et établissements díenseignement aux fins de favoriser une bonne pratique des activités sportives et physiques à líécole; la création díun conseil consultatif du sport ayant pour mission essentiel de donner des avis sur les grandes orientations du développement du sport et de la culture díune part et la résolution des contentieux en milieu sportif díautre part; la mise en place díun fond national de développement du sport; la réouverture le 1er février 2012 de líINJS alors fermé depuis 15 ans.

 


© journaldebangui.com
Le ministère de la Jeunesse, des Sports et Arts
Dans le domaine de la culture et du patrimoine, on note la préparation et la présentation du dossier de réhabilitation du Musée Barthélémy Boganda en péril au gouvernement; líétude relative à la construction díun monument de la Renaissance centrafricaine; líinscription du secteur de la culture dans le DSRP2; la tenue de líatelier de pré validation du projet de texte de loi sur les droits díauteur et droits voisins suivi de la transmission des documents y relatifs à líOrganisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) en vue de son expertise et de sa validation; la création díun cadre juridique et institutionnel du programme national de centre de lecture et díanimation culturelle à travers la signature díun décret portant création, organisation et fonctionnement suivi du texte nommant les
principaux responsables du programme.

A ces actions il convient díajouter líinstitutionnalisation par décret de deux évènements artistiques majeurs, notamment le Concours Miss Centrafrique et la Biennale de musique et de danse populaire de Bangui (FESTAP), se voulant un spectacle sous régional de danse et de musique traditionnelles dont la première édition aura lieu à Bangui en novembre 2012. Tant díautres actions réalisées par le ministère ont été présentées au cours de la conférence. Líon remarque alors que le bilan présenté par le ministre est plus que confondant car, en dépit de ce racontent certaines langues comme quoi rien ne marche audit ministère, cíest un bilan impressionnant et incroyable pour un ministère dont le passé reste un tableau noir.


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