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Centrafrique: Le désarmement des ex-combattants du FPR commence

Ils se rendent par petits groupe, ou sur dénonciation à la gendarmerie de Kaga-Bandoro dans le centre nord du pays

 

Depuis le lundi 30 janvier 2012, la brigade de la gendarmerie de Kaga-Bandoro dans la préfecture de la Nana Gribizi au nord de la République centrafricaine accueille désormais des ex-combattants du Front populaire pour le redressement (FPR) de Baba Laddé. Suite à líoffensive menée par la coalition Forces armées centrafricaines et tchadiennes visant à en finir avec le phénomène Baba Laddé dans le pays. Une offensive qui a connu un succès selon le gouvernement centrafricain. Des éléments appartenant au FPR de Baba Laddé ont commencé à se rendre à la gendarmerie de Kaga-Bandoro où ils ont rendu aussi leurs armes.

 


© radiondekeluka
Le chef de guerre Baba Laddé est en fuite depuis le 23 janvier 2012
Comme lía confirmé le Chef de líEtat centrafricain, le Front populaire pour le redressement (FPR) du dorénavant ex-star des médias (à cause de ses exactions), le tchadien Baba Laddé ne constitue plus une menace pour la République centrafricaine. Il a été anéanti au cours díune offensive menée dans le nord du pays depuis le 23 janvier dernier. Conscient de la fin définitive de leur groupe de maquisards, des éléments centrafricains qui étaient dans les rangs du FPR se sont rendus avec leurs armes, à la brigade de la gendarmerie de Kaga-Bandoro. Ils sont aussi présentés à la brigade par les comités des auto-défenses des différents quartiers de la ville de Kaga-Bandoro. De source proche de la gendarmerie de Kaga-Bandoro, ils sont nombreux à se rendre et certains sont directement des combattants du FPR, díautres de simples proches de ce groupe de bandits.

On ignore encore le sort qui leur sera réservé mais díores et déjà, de nombreux proches du FPR se trouveraient en détention à la Section des recherches et díinvestigations (SRI) à Bangui. Rien nía été avancé comme chiffre concernant ces éléments mais il faut retenir que même si certains díentre eux ont intégré de leur plein gré le FPR, nombreux ont été enrôlés de force. Ils finissaient tout de même par se réjouir des gaffes quíils commettaient sur de pauvres civils peulhs ou centrafricains. Cependant, certains seraient encore dans la nature et risqueraient à líavenir díinquiéter les centrafricains. Mais pour líinstant, les zones qui furent la base du FPR, sont désormais sous le contrôle des FACA qui y effectueraient des patrouilles jusque dans la ville de Kaga-Bandoro.

 



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