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Union Africaine: Un sommet aux multiples enjeux

Choix d’un nouveau président de commission, crises politiques en Afrique, Addis-Abeba sera au cœur de grandes manœuvres

 

Alors que les Chefs d'Etat et de Gouvernement africains sont attendus à Addis Abéba la capitale éthiopienne les 29 et 30 janvier 2012, pour le 18ème Sommet de l'Union africaine (UA), les travaux préparatoires eux, ont débuté depuis lundi 23. Cette année, l'un des moments les plus attendus de la Conférence sera l'élection pour un mandat de quatre ans des membres de la Commission de l'UA, à savoir, le Président, le Vice-président et les huit Commissaires. Dans les couloirs de la diplomatie africaine, des grandes manœuvres se déroulent dans le silence. La campagne n’aura pas été des plus bruyantes, mais des experts affirment qu’elle a été dure. Avec, subtilement distillée dans et par les médias, l’idée selon laquelle le gabonais Jean Ping aurait les faveurs des sondages, même si la bataille face à la candidate s’annonce serrée. Un autre enjeu de ce sommet, c’est qu’il survient au lendemain d’une année 2011 chaotique sur le plan politique pour le continent africain. Les chefs d’Etats reviendront sans doute sur 2011, avec ses conflits en Libye qui ont emporté Khadafi et avec lui une bonne partie des sources de financement de l’institution régional. Une crise en Côte d'Ivoire à la suite d’une élection présidentielle qui s’est achevée sur l’éviction d’un leader (Laurent Gbabo) soutenu par une majorité de sa population et de dirigeants africains. Derrière ces deux évènements majeurs, une action de l’occident, la France en particulier, qui a recouru à dans ces deux cas, à la force armée, sabotant les efforts des pays africains et de l'UA destinés à résoudre ces problèmes à travers des solutions propres à eux, et divisé les opinions. Par ailleurs l'impact négatif de la crise financière internationale sur l'Afrique est de plus en plus évident. La Banque Mondiale annonce d’ailleurs dans un récent rapport un ralentissement de la croissance, alors que des ONG sonne l’alarme contre une nouvelle résurgence de la famine, cette fois en Afrique de l’Ouest.

 


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Les Chefs d'Etat et de Gouvernement africains sont attendus à Addis Abéba la capitale éthiopienne les 29 et 30 janvier 2012
Un sommet aux multiples enjeux
Alors que les Chefs d'Etat et de Gouvernement africains sont attendus à Addis Abéba la capitale éthiopienne les 29 et 30 janvier 2012, pour le 18ème Sommet de l'Union africaine (UA), les travaux préparatoires eux, ont débuté depuis lundi 23. Cette année, l'un des moments les plus attendus de la Conférence sera l'élection pour un mandat de quatre ans des membres de la Commission de l'UA, à savoir, le Président, le Vice-président et les huit Commissaires. Dans les couloirs de la diplomatie africaine, des grandes manœuvres se déroulent dans le silence. La campagne n’aura pas été des plus bruyantes, mais des experts affirment qu’elle a été dure. Avec, subtilement distillée dans et par les médias, l’idée selon laquelle le gabonais Jean Ping aurait les faveurs des sondages, même si la bataille face à la candidate s’annonce serrée. Un autre enjeu de ce sommet, c’est qu’il survient au lendemain d’une année 2011 chaotique sur le plan politique pour le continent africain. Les chefs d’Etats reviendront sans doute sur 2011, avec ses conflits en Libye qui ont emporté Khadafi et avec lui une bonne partie des sources de financement de l’institution régional. Une crise en Côte d'Ivoire à la suite d’une élection présidentielle qui s’est achevée sur l’éviction d’un leader (Laurent Gbabo) soutenu par une majorité de sa population et de dirigeants africains. Derrière ces deux évènements majeurs, une action de l’occident, la France en particulier, qui a recouru à dans ces deux cas, à la force armée, sabotant les efforts des pays africains et de l'UA destinés à résoudre ces problèmes à travers des solutions propres à eux, et divisé les opinions. Par ailleurs l'impact négatif de la crise financière internationale sur l'Afrique est de plus en plus évident. La Banque Mondiale annonce d’ailleurs dans un récent rapport un ralentissement de la croissance, alors que des ONG sonne l’alarme contre une nouvelle résurgence de la famine, cette fois en Afrique de l’Ouest.

 


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Une rencontre au sommet entre certains président de l'Ua
Ce 18ème sommet se présente donc comme celui d’un renouvellement du leadership en Afrique. De nouveaux dirigeants seront présents, dont l’ivoirien Alassane Ouatara, le Conseil National de Transition héritier du pouvoir en Lybie et les équipes dirigeantes en Tunisie et en Egypte. Face à ces complexités qui minent le continent, l’Afrique semble dans l’unanimité avoir choisi de se tourner vers son nouvel allié, la Chine. Le pays sera représenté par Jian Quinglin en personne. En marge et dans ce sommet africain, le président de la Conférence consultative politique du peuple chinois (CCPPC) Jia Qinglin mènera une diplomatie officielle et sûrement aussi officieuse pour renforcer la présence de l’empire du milieu sur le continent, que tout le monde présente comme étant à fort potentiel. Jia Qinglin assistera prononcera un discours à l’ouverture des travaux, et prendra part à la cérémonie de la fin des travaux du Centre de conférence de l'UA. Tout un symbole, le centre a été construit avec l'aide chinoise. Ce centre qualifié de preuve d'étroit partenariat sino-africain par le Premier ministre éthiopien marquera un nouveau chapitre dans les annales des relations sino-africaines. La Chine et l'Afrique marcheront côte à côte vers la nouvelle ère, commente un article de l’agence de presse Chine Nouvelle. Une preuve de plus du soutien de cet ami qui est officiellement reconnu comme celui ayant le plus prêté au continent en 2011. Le sommet de l’Union Africaine ce sera aussi la désignation des membres du conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’UA. Plusieurs pays sont en compétition, dont le Cameroun de Paul Biya. Sa présence effective demeure la grande inconnue du sommet.


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