Archive

Ban Ki-moon: "L’ONU continuera d’accompagner la CEEAC…contre les fléaux"

Un message délivré lors de la 15e session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEEAC à N’djamena

 

En sa qualité de Représentant spécial pour l’Afrique centrale et Chef du Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale, c’est à M. Abou Moussa, que revenait la délicate mission de délivrer le message du Secrétaire Général de l’ONU, Ban Ki-moon à l’occasion de la 15e session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) qui s’est tenue à N’djamena (Tchad), le 15 janvier dernier. Dans ce message, le patron de l’ONU a d’abord tenu à féliciter le Gouvernement et le peuple tchadiens dans son ensemble pour avoir accepté d’abriter cette importante réunion, ainsi que pour l’accueil chaleureux et la généreuse hospitalité étendus aux participants. Comme on le sait, l’Afrique centrale a été pendant longtemps le théâtre de plusieurs conflits armés qui ont profondément déstabilisé nombre de ses États et durablement affecté ses populations. Ces conflits armés ont également hypothéqué les bases de la croissance économique, et ralenti les progrès vers la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). Cependant, M. Ban Ki-moon note avec satisfaction que les États membres de la CEEAC ont réalisé d’importants progrès dans le domaine de l’intégration régionale et le renforcement de la coopération pour la paix, la sécurité et la stabilité dans la sous-région.

 


© tunisienumérique.com
Bann Ki Moon à l'Assemblée générale des Nations unies
Aujourd’hui, grâce à la volonté politique des États de la sous-région et à l’appui de l’Organisation des Nations Unies et de la communauté internationale en général, l’Afrique centrale est en train de sortir progressivement de cette ère de turbulence et d’entrer dans une nouvelle phase de reconstruction et de consolidation de la paix. Ce mouvement est heureux car, moins de conflits armés signifie plus de ressources consacrées aux investissements productifs, et plus d’opportunités pour le développement économique et social. Les Nations Unies ont été présentes aux côtés des pays et des peuples de l’Afrique centrale au cours des années difficiles écoulées. L’ONU continuera de soutenir les États et les populations de la sous-région dans leurs efforts de sortie définitive de la violence et d’ancrage dans un nouvel élan de paix et de sécurité, pouvait-on lire.

Après s’être réjoui sur des tendances heureuses dans le domaine de la résolution des conflits, du rétablissement et de la consolidation de la paix, Ban Ki-moon a relevé pour le déplorer, la montée en puissance de nouvelles menaces à la sécurité et la stabilité en Afrique centrale. C’est le cas notamment de l’insécurité maritime et la piraterie dans le golfe de Guinée, le défi à l’autorité de l’État constitué par des groupes insurrectionnels, le trafic de drogues, le trafic d’êtres humains, notamment des enfants, la prolifération des armes légères et l’insécurité sur les grands axes routiers reliant les États de la sous-région etc. Des menaces qui du reste, risquent de compromettre les progrès significatifs réalisés par l’Afrique centrale pour tourner la page et se diriger vers un avenir plus radieux de paix, de sécurité et de développement dans lequel la qualité de vie de sa population serait améliorée. Pour ne pas verser dans le pessimisme, le message de Ban Ki-moon s’est achevé sur une note d’espoir. Je me réjouis de constater que la CEEAC et ses États membres sont conscients de cette situation émergeante. Une réflexion de fond est en cours dans la sous-région sur les voies les plus efficaces d’y répondre collectivement. Des institutions de diplomatie préventive pertinentes sont en train d’être mises sur pieds. vivement que cette volonté onusienne soit traduite dans les faits.

 



Commentaire


Retour en haut