Archive

Centrafrique: Pénurie de viande à Bangui

La denrée alimentaire, la plus prisée par les populations devient de plus en plus rare et chère sur le marché

 

Líune des raisons évoquées par les bouchers est le transfert en octobre dernier du marché à bétail du PK 13 au PK 45. Ces opérateurs économiques expliquent que le prix des búufs demeure cher sur le nouveau site. Un veau pourrait coûter 300 à 400 000 francs CFA (environ 615 euros). Aussi, le marché níest souvent ravitaillé que par des éleveurs qui ne fournissent quíun cheptel très insignifiant. Díaprès Cephas Likiti membre de líassociation des bouchers du marché Combattant, en dépit des plaintes soumises au gouvernement pour líamélioration des conditions de travail dans ce secteur, aucune suite favorable nía été enregistrée a-t-il expliqué à la Radio Ndeke Luka. Pour preuve ajoute-t-il, 5 de ses camarades ont été arrêtés au cours díune réunion de crise par les éléments de líOffice Central pour la Répression du banditisme (OCRB), sur ordre du parquet de Bangui. Ils ont finalement été libérés le samedi 14 janvier après avoir passé 7 jours dans les geôles.

 


Des étales de viandes et des bouchers
Donc, la fin du calvaire des consommateurs de la viande de búuf de Bangui est loin de díarriver. Le constat a donc été fait avec les conséquences que se laissent percevoir ave líinsuffisante au sein des ménages, le désintéressement de certains consommateurs au profit díautres aliments. Davantage ceux à fortes valeurs en protéines. Ainsi, à Mbaïki (sud), le prix du manioc est passé de 1250 (environ 1,9 euros) à 1750 francs CFA (environ 2,6 euros). Cette situation suscite des polémiques au sein de la population locale. Selon le correspondant de Radio Ndeke Luka qui a confirmé líinformation ce mardi, les acheteurs et les productrices síaccusent mutuellement au sujet de cette montée du prix de cet aliment très apprécié par les habitants de Mbaïki. Pour la population de Nola (ouest), cíest une plainte contre la pénurie du pain dans la ville. La rupture de la farine de blé en est la principale cause. Interrogés sur ce sujet, les consommateurs pointent un doigt accusateur sur líajustement de 30 francs CFA (environ 0,04 euros), des prix des hydrocarbures à la pompe.

 



Commentaire


Retour en haut