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Fauves de Bas-Oubangui: Les explications du sélectionneur national

En poste à Bangui depuis l'été 2010, le Français Jules Accorsi a menacé de quitter ses fonctions si les autorités centrafricaines ne débloquaient pas de moyens

 

«Jules Accorsi, la radio Ndeke Luka fait état de votre volonté de partir. Qu'en est-il exactement?
Effectivement, j'ai rencontré le Premier ministre. J'avais menacé de partir, j'avais même pris mon billet et enregistré mes bagages! Il m'a demandé de surseoir. Je ne demande pas grand-chose: qu'on mette des moyens à notre disposition!

Ces difficultés sont-elles passagères?
Non, cela a pesé tout au long de mon séjour. Le gouvernement a avalisé mon contrat, c'est donc aux autorités de débloquer ces moyens. Je parle de coupes sombres dans les budgets, de retards conséquents. Les clauses de mon contrat ne sont pas respectées. Vous comprenez que je ne suis plus très chaud pour rester, alors que ma mission expire en juillet prochain. Le président de la Fédé m'a sollicité pour un renouvellement mais je n'ai pas encore donné suite.

 


Le sélectionneur sur le départ
La Centrafrique a été l'une des surprises des éliminatoires de la CAN 2012, avec une victoire sur l'Algérie et des nuls contre le Maroc...
C'est exact, mais on ne veut pas promouvoir cette équipe! On a fait preuve de notre sérieux en éliminatoires, et j'attends que le gouvernement se mobilise pour aller de nouveau de l'avant. Rien n'est prévu pour l'instant mais nous avons des échéances très importantes en éliminatoires de la CAN 2013 et du Mondial au Brésil.

Vous affrontez fin février l'Egypte en éliminatoires de la CAN...
C'est un match très compliqué, c'est pourquoi j'ai demandé à pouvoir organiser un regroupement en région parisienne fin janvier début février. L'idée, c'est de voir les garçons issus de la diaspora qu'on souhaite convaincre de nous rejoindre, comme les frères Zouma, Kurt (Saint-Etienne) et Lionel (Sochaux). On nous a promis des moyens pour ce stage. Je suis parfaitement conscient que le pays a d'autres priorités que le football. Peut-être, dans ce cas-là, aurait-il fallu ne pas me recruter. Dès le moment où je suis là, je veux poursuivre mon travail!

Une sortie de crise est-elle envisageable?
Le président de la fédération m'a téléphoné, un rendez-vous est programmé en début de semaine prochaine (15 Ė 21 janvier) avec le ministre de la Jeunesse et des Sports. Ça devrait se débloquer. Je l'espère en tout cas, parce que je crois vraiment que nous avons les qualités pour contrarier l'Egypte, mais aussi l'Afrique du Sud en éliminatoires de la Coupe du monde 2014.

Ces propos sont repris du site de www.francefootball.fr

 



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