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La contre-offensive gouvernementale sur l’ajustement des prix des produits pétroliers

Ils étaient sept ministres et membres du gouvernement à investir le studio B de la Télévision Centrafricaine pour expliquer et rétablir les faits

 

La contre-offensive médiatique du gouvernement centrafricain relatif à l’ajustement des prix des produits pétroliers à la pompe, effectif depuis le 1er janvier, était menée par le ministre d’Etat aux Finances et au Budget, Sylvain Ndoutingaï. Il était assisté du ministre d’Etat en charge du développement des Transports, Parfait Mbaye, Léopold Mboli-Fatran de l’Energie et l’Hydraulique, Mourliom Roosalem du Commerce et de l’Industrie, Albertine Agoundoukou Mbissa des PME, secteur informel et du Guichet unique, Alfred Poloko de la Communication et Noêl Ramadan de la Fonction publique.

 


© journaldebangui.com
Le ministre de l'économie mène la contre offensive
Selon le ministre centrafricain en charge des Finances et du Budget, «l’insoutenabilité» du budget de l’Etat justifie cet ajustement structurel des prix des produits pétroliers à la pompe. L’ajustement de 3,75% des prix des produits pétroliers à la pompe permet d’élargir la masse budgétaire du gouvernement, permet d’engranger des gains supplémentaires nets de l’ordre de 3,5 milliards de francs CFA et de réduire la part des subventions jusqu’alors accordés aux produits pétroliers, augmentant le pouvoir d’actions du gouvernement en matière de redistribution dans les secteurs porteurs de croissance, a mentionné le ministre centrafricain des finances? A cela, il faut ajouter l’enclavement de la République Centrafricaine, non producteur du pétrole, donc obligée d’importer par voie terrestre le carburant avec tout ce que cela comporte comme coûts de transports. Ajouté à cela, des secteurs producteurs de richesse en total déclin comme précisé par le ministre des Finances, l’Etat centrafricain n’en peut plus de continuer à subventionner les produits pétroliers à la pompe pour minorer les coûts supportés par la population. Les fondamentaux de notre économie, c’est-à-dire les valeurs de nos ressources naturelles ne nous permettent pas de mobiliser des ressources conséquentes pour subventionner à la fois les prix des produits pétroliers et financer des actions de développement, a déclaré le ministre des finances?

Le réalisme aidant, le gouvernement, privé des appuis budgétaires des partenaires, se doit donc de compter sur des richesses propres pour faire face à ses obligations de souveraineté, ont précisé les membres du gouvernement. D’autant plus que la réduction de la part des subventions des hydrocarbures décidée par le gouvernement centrafricain permet d’élargir la masse budgétaire de l’Etat de 3,5 milliards Fcfa, a fait noter le ministre centrafricain des Finances et du Budget. Cette contre-offensive médiatique gouvernementale pour de nombreux centrafricains ayant suivis cette conférence radiotélévisée, arrive tardivement d’autant plus qu’elle aurait pu se faire en amont pour amener les uns et les autres à comprendre le bien-fondé d’une telle décision. Rappelons tout de même qu’aux termes de cet ajustement structurel de 30 Fcfa des prix des produits pétroliers, le super, vendu à 810 Fcfa se vend désormais à 840 Fcfa. Le pétrole lampant, s’établit désormais à 630 Fcfa au lieu de 600 et le gas-oil clos de chapitre des augmentations et se vend dorénavant à 830 Fcfa.

 



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