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Un journaliste centrafricain encore inquiété

Cyrus Emmanuel Sandy a été arrêté et conduit au parquet du tribunal de grande instance de Bangui

 

M. Cyrus Emmanuel Sandy, directeur de publication du quotidien «MEDIAS+», a été convoqué à la section des recherches et d’investigations (SRI) le mardi 27 décembre 2011 à Bangui où il a été entendu par le Procureur de la République. Il serait poursuivi pour avoir publié un article de presse intitulé «Sassara ciblé par Baba Laddé» dans sa parution du lundi où à la une les photos de François Bozizé et Baba Laddé sont plaquées face à face, une arme au milieu. Dans l’article incriminé, M. Sandy a révélé les menaces qui pèseraient sur la résidence présidentielle, une alerte qui coûte cher au journaliste. Le chef d’accusation qui pèserait sur lui serait de l’ordre de l’«incitation au crime et au délit». C’est ainsi qu’une convocation lui a été envoyée de la Section des recherches et d’investigations le lundi 26 décembre 2011 à 14h 30mn. M. Sandy s’est donc présenté le mardi 27 décembre 2011 dans la matinée où il a subi un interrogatoire avant d’être conduit au bureau du Procureur de la République où l’interrogatoire n’a été que de courte durée.

 


© journaldebangui.com
Emmanuel Sandy, DP de Media+
Car pendant qu’on l’interrogeait, M. Sandy recevait plusieurs coups de fil téléphonique. Las de cette situation, le Procureur lui a simplement demandé de rentrer chez lui, en laissant ses coordonnées téléphoniques. Rappelons que Cyrus Emmanuel Sandy, Directeur de publication du Journal Médias+ était co-accusé, avec Faustin Bambou un autre directeur de l’Hebdomadaire Les collines de l’Oubangui pour avoir publié une série d’articles sur la gestion du financement par l’Union européenne des départs à la retraite anticipée des militaires et gendarmes dans le cadre de la réforme du secteur sécuritaire. Ces derniers avaient passé plusieurs semaines à la prison centrale de Ngaragba avant d’être relaxé le 11 juillet 2011 avec 300.000 F CFA d’amende et 1 F CFA symbolique de dommage et intérêt au lieu de 3 ans d’emprisonnement ferme et 1 million de F CFA d’amende assorti de privation de droits civiques et politiques requis par le Procureur.

 



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