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Uniffac 2011/ Iya Mohammed: «Nous ne laisserons pas mourir l'Uniffac»

En marge du déroulement de l'Uniffac «N'djamena 2011», le président en exercice síexprime sur les limites du fonctionnement actuel de líUnion

 

Que retenir de votre point de presse?
J'ai tenu à souligner l'importance de cette compétition de l'Uniffac qui fait face à la faiblesse de notre zone centre qui affiche un faible niveau d'activités au sein de la Confédération Africaine de Football(Caf).Quand on sait que notre zone centre regroupe de grandes nations footballistiques qui peuvent mobiliser suffisamment de moyens financiers pour organiser ce genre de compétition, il est inadmissible que sur huit pays attendus, seuls trois soient à ce jour sur le départ de la troisième édition de la Coupe de l'Uniffac. Je pense que ces pays ont intérêt à développer et à encourager les jeunes talents pour l'avenir.

D'ou votre appel en direction des autorités politiques de la zone centre Caf?
Effectivement! Il y a urgence à sensibiliser les autorités politiques de la zone Uniffac sur la nécessité de mobiliser quelques ressources afin d'assurer une partie de l'organisation de cette compétition.

 


Le préident Iya Mohamed au Centre
Quelle est la part de contribution de la Fecafoot dans cette organisation?
Il faut le dire sans ambages, le Cameroun joue un rôle important pour la survie de l'Union des fédérations de football de l'Afrique Centrale .Si nous n'étions pas la locomotive dans cette zone centre, l'Uniffac aurait depuis longtemps cessé ses activités. Pour preuves, sur le volet contribution annuelle, le Cameroun est à jour jusqu'en 2013.Bon à savoir, la contribution de chaque fédération membre de l'Uniffac est établie à 500 mille F Cfa par an. De plus dans la perspective de l'organisation de la prochaine compétition des clubs champions de notre zone, la Fecafoot a déjà versé sa quote-part de 10 mille dollars Us de frais d'organisation.

L'instance dirigeante de l'Uniffac va-t-elle infliger des sanctions à l'encontre des fédérations membres absentes à Ndjamena?
Non! C'est très difficile de sanctionner car il faut prendre en compte toutes les raisons évoquées pour justifier les différentes absences. Malgré tout, je pense que les sanctions financières et autres ne sont pas de nature à encourager les fédérations membres de l'Uniffac à prendre le départ des prochaines éditions. Ce qui est important et même capital, c'est la sensibilisation qui doit être mener auprès des autorités politiques qui doivent faire preuve de volonté pour financer ces compétitions. Comment comprendre que des pays tels le Gabon et la Guinée Equatoriale consentent des ressources pour organiser la Can 2012 mais ces deux pays n'ont guère affiché leur volonté à assurer le déplacement de leurs sélections nationales cadets à destination de N'djamena? On préfère consacrer des milliards de francs Cfa pour une Can alors que le budget sollicité pour l'organisation de ce tournoi de l'Uniffac ne dépasse pas la somme de 100 millions F Cfa.

Face à ce fonctionnent difficile, quel avenir pour ce tournoi de l'Uniffac?
Nous ne laisserons pas mourir ce tournoi de l'Uniffac; il nous faut donner de l'espoir aux jeunes et nos Etats doivent s'impliquer davantage pour la survie de cette Union.

Après une huitaine d'années de présidence à l'Uniffac, vous annoncez votre prochain départ?
Nos textes prévoient une rotation à la présidence de notre Union et je suis prêt à céder ce fauteuil au prochain pays organisateur du tournoi de l'Uniffac. J'ai assumé ma fonction durant 6-8 ans, j'espère que les autres pays vont emboîter le pas.

 



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