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La présence des rébellions étrangères «un affront» à la dignité du pays, selon François Bozizé

Selon lui, ces forces étrangères sont «une menace pour notre existence, déjà que les rébellions internes sont un danger pour l'unité nationale et un défi pour l'Etat»

 

«L'occupation et la circulation sur notre territoire des forces non conventionnelles, non centrafricaines est un affront à notre fierté et à notre dignité», a déclaré le chef de l'Etat centrafricain François Bozizé à l'occasion de la célébration du 53ème anniversaire de la proclamation de la République Centrafricaine. François Bozizé faisait ainsi allusion à la rébellion ougandaise de l'Armée de résistance du seigneur (LRA) de Joseph Kony qui sévit dans le sud-est et l'est du pays depuis trois ans et le rebelle tchadien, le général Baba-Laddé, retranchés avec ses hommes dans le nord-ouest de la Centrafrique depuis deux ans. «Pour que la sécurité revienne, le gouvernement agit en direction de ceux qui ont pris les armes pour que, dans l'honneur et la confiance, ils déposent ces armes», a-t-il souligné parlant des groupes armés internes qui ont accepté de se soumettre au programme de Désarmement, démobilisation et réinsertion des ex- combattants.

 


© AFP/PATRICK KOVARIK
Une situation sécuritaire préoccupante
Il a demandé à la population de collaborer avec les Forces de défense et de sécurité. «Les Forces de défense et de sécurité ont besoin de continuer de sentir que la nation est avec elles, car ces forces sont d'abord et avant tout celles de la nation», a-t- il lancé. Parlant de la relance économique, François Bozizé s'est félicité des différentes réformes entreprises dans la gestion des affaires publiques qui selon lui ont été la réponse du gouvernement à la crise financière et économique. Il a expliqué que ces réformes devraient se poursuivre dans les entreprises et offices publics «pour rendre leur gestion plus rigoureuse» en définissant une stratégie nationale de lutte contre la corruption et l'enrichissement illicite et la fraude. Le 1er décembre marque la proclamation de la République Centrafricaine par le père fondateur du pays, Barthélemy Boganda en 1958, soit deux ans avant l'indépendance. Avant cette date et sous la colonisation, le pays s'appelait Oubangui Chari.

 



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