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Centrafrique: Promotion de la musique traditionnelle et moderne

Zokela Cenza et Kaïda Monganga jouent un rôle dans le changement de comportement des gens

 

Dotée de plusieurs orchestres musicaux traditionnels, et modernes, la République centrafricaine est une nation émergente sur le plan culturel et artistique. Parmi les groupes et orchestres que compte le pays figurent le célébrissime «Zokela» de Kaïda Monganga qui a conquis le public avec plusieurs de ses chansons. Les thèmes de ses titres en audio et vidéo traitent díactualité en République centrafricaine en faisant danser enfants, jeunes et vieillards. Créé en 1981 à MíBaïki dans la préfecture de la Lobaye, líorchestre Zokela que dirige Kaïda Monganga de son vrai nom Hubert Bongossoa, est líicône de la musique tradi-moderne de la République centrafricaine. Ses créations se basent sur la valorisation de la musique du terroir, fuit díun travail laborieux de recherche de nouvelles sonorités vivaces et dansantes.

 


© journaldebangui.com
Zokela puise ses inspirations particulièrement dans les faits de société quíil tente de conscientiser. Zokela émane de la fusion de deux petits groupes díartistes musiciens ambitieux qui décident de mettre en commun leurs compétences et savoir-faire pour le rayonnement de la musique centrafricaine avec des compositions exaltantes diverses et variées pour le bonheur des mélomanes et amoureux des sons nouveaux. Zokela tire son appellation de cette volonté manifeste de transcender les clivages des relations humaines pour les réconcilier par la musique. Zokela signifie en Lissongo, une langue Bantou de la République centrafricaine, «Ensemble des sons». Ensemble des sons rythmiques organisés et cadencés en musique diverses dans le but díémouvoir ou díattendrir la sensualité de líhomme.

Líorchestre se fixe alors comme objectif la valorisation et la promotion de la musique traditionnelle du pays. Son premier album audio enregistré en 1984 a connu un franc succès sur toute líétendue du territoire national. Dans le souci de donner un cachet à la musique centrafricaine, Zokela a plusieurs cordes à son arc. Cíest ainsi quíil a créé un atelier dénommé Association Culturelle Cenza-ARMDT. Zokela a pu mettre en valeur plusieurs rythmes du pays tels que le Yangala, Loudou, Monténguéné, Mogbaté, Gbadouma, Ngaragué, etc.

 


Groupe de danse traditionnel (image d'illustration)
De 2002 à 2009, Zokela de Centrafrique a produit 5 albums audio CD et 2 DVD qui ont marqué un tournant décisif de son existence. Depuis lors, líorchestre a connu une ascension fulgurante. Cíest à cause de ce succès incontesté que Zokela a été retenu par líUnion des musiciens de Centrafrique (UMC) pour représenter le pays à la 8ème édition du Festival Panafricain de Musique (FESPAM) à Brazzaville en République du Congo. Composé de 10 musiciens dont deux guitaristes, un batteur, quatre chanteurs, deux danseuses et un percussionniste, líorchestre fait le bonheur de la République centrafricaine avec son rythme et ses chansons qui font bouger le public. Zokela tient le pari de faire danser les festivaliers au rythme de Monténguéné. Ses nombreuses chansons à caractère éducatif ont joué un rôle capital dans le changement de comportement des gens. Il chante la corruption, la lutte contre le Vih/Sida, le patriotisme, líéducation et bien díautres thèmes díactualité.


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