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Guinée Equatoriale: Un référendum critiqué

300 000 électeurs équato-guinéens ont voté ce dimanche 13 novembre, pour un référendum sur une réforme de la constitution

 

Le ‘’Oui’’ l’emporte. Après le dépouillement de 60% des votes sur le territoire national, 99,04% choisissent le ‘’oui’’ et 0,96%, le ‘’non’’ a affirmé dimanche 13 novembre, Jeronimo Osa Osa Ecoro, le ministre de la communication qui ne disposait pas des chiffres sur la participation mais qu'il a estimé importante. Ce referendum sur la réforme de la Constitution prévoit notamment une limitation à deux du nombre de mandats présidentiels. L’issue de ce scrutin qualifié de mascarade par l'opposition, n’est pas une surprise dans ce petit pays pétrolier dirigé par le président Teodoro Obiang Nguema. Arrivé au pouvoir en 1979 par un coup d'Etat, il a été élu en 1989, réélu en 1996, 2002 et 2009. Toutefois, le texte soumis à référendum ne précise pas si Teodoro Obiang Nguema, 69 ans, devra quitter son poste en 2016, au terme de son mandat actuel ou si la limitation des mandats n'interviendra qu'à partir de l'adoption de la réforme. Les résultats complets seront dévoilés mercredi 16 novembre par la commission électorale, selon le ministre de la communication.

 


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Le pays de Obiang Nguema
Président en exercice de l'Union africaine, M. Obiang tente depuis quelques années de modifier l'image de son pays, souvent qualifiée de "dictature" par les défenseurs des droits de l'Homme. La réforme constitutionnelle prévoit ainsi la création d'un poste de vice-président et de cinq institutions: Sénat, Cour des Comptes, Conseil d'Etat, Conseil pour le développement économique et social et Défenseur du peuple.

L'opposition, quant à elle, pense que ce scrutin est destiné à assurer la dictature d'Obiang et sa famille et de pouvoir imposer une succession familiale, selon Placido Mico, l'unique député de l'opposition à l'Assemblée. Il estime également que les réformes sont illégales et mauvaises, soulignant que ce qui est important ce n'est pas de réformer mais de faire appliquer la loi.La majorité des sources indiquent que c'est son fils Téodorin qui est pressenti pour lui succéder, précise M. Mico, qui estime qu'Obiang veut laisser le pouvoir à quelqu'un de sa famille avec le poste de vice-président. Dans le cadre de l'affaire des biens mal acquis en France sur le patrimoine de chefs d'Etats africains, Teodorin Obiang, qui bénéficie désormais de l'immunité diplomatique, s'est vu saisir en fin septembre onze voitures de luxe.

 



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