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Grands Lacs: Réunion des chefs de renseignement sur les forces négatives

Elles font peser une menace sérieuse à la paix en général et à la stabilité de la région

 





La problématique des forces négatives est le thème principal d'une rencontre des chefs de renseignement des pays membres de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL) ouverte dans la ville de Bujumbura. La CIRGL, qui s'est doté d'un "pacte sur la sécurité, la stabilité et le développement dans la Région des Grands Lacs" et qui a été signé par les chefs d'Etat et de gouvernement des pays membres le 15 décembre 2006 à Nairobi, regroupe 11 pays, à savoir l'Angola, le Burundi, la Centrafrique, le Congo-Brazzaville, le Kenya, l'Ouganda, la République Démocratique du Congo, le Rwanda, le Soudan, la Tanzanie et la Zambie. Le premier vice-président burundais, Térence Sinunguruza, en procédant à l'ouverture solennelle de cette rencontre, a appelé les participants à redoubler d'efforts pour "anéantir les forces négatives encore en activité dans notre région".

 


© afreelektion.com
Enrayer les forces négatives dans la région des grands lacs!
Au niveau régional, il a rappelé la présence des "forces négatives armées" dont particulièrement les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR), l'Armée de résistance du seigneur (LRA) et les Forces démocratiques alliés (ADF), les qualifiant de "fauteurs de troubles". Il rappelé que le protocole sur la non agression et la défense mutuelle au sein de la Région des Grands Lacs engage les pays membres de la CIRGL à coopérer à tous les niveaux en vue de démanteler les groupes rebelles existants et de promouvoir une gestion conjointe et participative de la sécurité des Etats et des peuples à leurs frontières communes.

Le premier vice-président burundais a souligné que les impératifs du moment pour les participants sont notamment ceux de planifier des mesures "concrètes" contre les forces négatives. "Pourquoi ne pas envisager des opérations militaires conjointes pour mettre hors d'état de nuire ces forces négatives ? Pourquoi ne pas mettre en úuvre des actions de localisation et de traque des leaders des forces négatives ?", s'est-il interrogé. Auparavant, la secrétaire exécutive de la CIRGL, Mme Liberata Mulamula, avait déclaré que cette rencontre des chefs des services de renseignement des pays membres de la CIRGL, se tient au moment où le spectre de la menace des miliciens shebab plane sur la sous- région africaine des Grands Lacs.

 



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