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Centrafrique: Petite «rébellion» des bouchers et la viande se fait rare sur le marché

Líabattoir frigorifique de Bangui a finalement pris le relais de celui de Ngola fermé pour insalubrité par décision gouvernementale

 

Depuis le samedi, 29 Octobre 2011, líabattoir frigorifique de Bangui situé dans le 6ème arrondissement de Bangui où síeffectuent les opérations de traitement et de préparation des animaux de boucherie a fermé ses portes. Parallèlement à cela, cíest aussi ce même samedi quíà eu lieu, le lancement officiel des activités au nouveau marché à bétail situé à Bouboui 2 à environ 45 Km de la ville de Bangui. Cette décision gouvernementale est fortement contestée par les bouchers et autres commerçants qui refusent pour une grande partie de se rendre au PK 45 afin de se ravitailler en búufs qui seront conduits à líabattoir frigorifique de Bangui pour abattage.


 


© journaldebangui.com
Dans un abattoir de la ville de Bangui
Selon Dr Patrick Ningata Djita, Directeur technique à la SEGA la décision gouvernementale est irréversible, les commerçants et autres bouchers doivent se rendre compte que les conditions dans lesquelles síeffectuaient les opérations au niveau de líabattoir de Ngola ne sont pas du tout salubres et les Centrafricains ne doivent pas être exposés à des maladies. Petite rébellion ou simple entêtement des bouchers? Dr Patrick Ningata Djita pense pour sa part que loin de toutes les raisons invoquées par les bouchers, le vrai problème, cíest quíils ne veulent pas que leurs búufs soient inspectés díautant plus quíau niveau de líabattoir frigorifique de Bangui, tout est mécanisé et les contrôles sont systématiques. Le centrafricain mérite mieux, se contente de soutenir une cliente qui a fait le déplacement de líabattoir frigorifique de Bangui pour se procurer de la viande pour son restaurant.

Elle ajoute par ailleurs que nous étions obligés díacheter la viande à líabattoir de Ngola dans des conditions insalubres que nous voyons de nos propres yeux. Mais nous y sommes obligés vu que tout le monde síen aperçoit sans que cela ne gêne personne. Sur le marché, la viande du búuf, très prisée par les centrafricains se fait non seulement rare mais chère au point que les ménages centrafricains sont obligés de se contenter des chinchards importés qui, à leur tour, ont vu le prix des kilos augmenter. Dommage pour les ménages centrafricains qui devront apprendre à diversifier leurs mets síils ne veulent pas dépenser autant díargent pour se procurer les quartiers de viande de búufs quand on sait que les temps sont aussi difficiles.

 



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