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UFDR-CPJP: líaccord de cessez-le-feu est signé maisÖ

Les deux factions rebelles étaient autour díune table pour un accord en cinq points

 

Sous la conduite díun Comité de conciliation mis en place par le Médiateur de la République, líUFDR (Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement) et la CPJP (Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix), ont signé un Accord de cessez-le feu. Un accord en 5 points principaux selon lesquels, les deux parties síengagent à: respecter scrupuleusement la Constitution centrafricaine du 27 décembre 2004; cesser toutes les exactions et violations des droits humains; lever toutes les barrières et le respect de la libre circulation des personnes et des biens; retrait dans un délai de 8 jours à compter de la date de signature de toutes leurs forces sur la ville de Bria et le retour des combattants des deux parties dans leurs sites respectifs et enfin, la CPJP síengage à adhérer à líaccord global de paix de Libreville.

 


© journaldebangui.com
Le Médiateur de la République Mgr Paulin Pomodimo était là!
Comme on peut síen rendre compte, les deux mouvements rebelles qui écument une bonne partie du territoire national ont donc accepté «faire la paix» et mettre ainsi fin à plusieurs semaines de crises ayant entraîné un déplacement massif des populations de la zone mais aussi, de multiples cas díassassinats et autre violations. Líaccord de cessez-le-feu est donc signé mais entrainerait-il ipso facto un retour à la normal dans la zone?

Cíest la question qui se pose. Síil faut céder à ce triomphalisme ambiant qui síest manifesté après la signature de cet accord de cessez-le-feu, on ne peut síempêcher de noter un certain scepticisme qui se lirait sur les visages des principaux protagonistes. Ce qui cacherait très bien une certaine frayeur, un sentiment profond de haine non résolu par cet accord de cessez-le-feu qui somme toute devra être traduit dans les faits sur le terrain. Cette paix au forceps comme on peut la qualifier ne résout nullement le problème au fond car en quelques minutes de négociations, tous les points de divergence ne peuvent être résolus. Díoù líurgence pour les autorités centrafricaines de développer avec toutes les parties impliquées dans cette crise un certain nombre de stratégies tendant à sensibiliser les populations de la localité mais aussi díautres parties de la République Centrafricaine en proie à la guerre sur la nécessité de la préservation de la paix. Auquel cas, líaccord de cessez-le-feu signé à Bangui ne durera que le temps díun feu de paille au risque pour les populations de la zone de se retrouver coincer entre deux feux.

 



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