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Centrafrique: Poursuivre la lutte contre la corruption

Un atelier de formation sur le mécanisme díexamen de la Convention des Nations unies contre la corruption síest tenu à Bangui

 

Ledit atelier qui prendra fin ce 22 septembre avait pour but de former les experts gouvernementaux sur les objectifs de la lutte contre la corruption en République centrafricaine. Cíest lors des états généraux des finances que le gouvernement a essayé de percer líabcès du phénomène qui persiste tellement, il est enraciné dans la société. Cíest donc la salle de conférence de líICASES qui a servi de cadre à cet atelier de formation sur le mécanisme díexamen de la Convention des Nations unies contre la corruption dont la cérémonie de líouverture était présidée par le Haut commissaire à la décentralisation M. Pétro Koni Zézé le mardi 20 septembre 2011 en présence de la représentante de líoffice des Nations unies contre la drogue et le crime, des différents représentants des départements ministériels, des représentants des différentes missions diplomatiques des organisations internationales.

 


© acap-cf.info
Le Haut commissaire à la décentralisation M. Pétro Koni Zézé
Dans son discours, le président du comité national de lutte contre la corruption en République centrafricaine M. Serge Singa a précisé que la corruption qui est considérée comme un fléau ayant des conséquences néfastes sur la situation socio-économique du pays, constitue non seulement une menace pour la sécurité, la paix et la stabilité, mais aussi et surtout, ruine líautorité de líEtat et porte atteinte aux Droits de líhomme. Il a aussi cité les trois objectifs définis dans le premier article de la Convention des Nations unies contre la corruption à savoir la promotion et le renforcement des mesures visant à prévenir et à combattre la corruption, la promotion, la facilitation, líappui, líassistance technique et la coopération internationale aux fins de prévenir la corruption et de la lutte contre celle-ci y compris le recouvrement díavoir ; la promotion de líintégrité, la responsabilité et la bonne gestion des affaires publiques et des biens publics, avant de rappeler quíoutre le Comité national de lutte contre la corruption, il existe plusieurs structures étatiques qui interviennent dans le domaine de la lutte contre la corruption entre autres líadhésion à líinitiative de transparence dans les industries extractives (ITIE), le Guichet unique des formalités des entreprises en République centrafricaine; la Section spécialisée et deux cabinets díinstructions spécialisés traitant des questions de répression de la corruption au sein du Tribunal de grande instance de Bangui; le Fichier unique de reforme en République centrafricaine (FURCA); líAgence nationale díinvestissement financier; etc., prouvant à suffisance la volonté du gouvernement centrafricain à mener cette lutte jusquíau bout.

Précisons par ailleurs que la République centrafricaine a ratifié en 2006, la Convention internationale pour la lutte contre la corruption. Dans ce cadre, le pays a été tiré au sort par ses pairs pour être examiné dans le cadre du processus «Examen pays» permettant de voir quelle mécanique mettre en place afin de respecter les proportions de la lutte contre la corruption. Ledit atelier en cours permettra de former des experts gouvernementaux qui travailleront avec les deux pays sélectionnés pour appuyer la République centrafricaine, notamment la Tunisie et le Ghana. Les participants sont des représentants venus de tous les départements ministériels, des commissaires membres du CNLC. Líatelier se déroulera pendant deux jours traitant sur neuf sessions avec des thèmes différents de débats.

 



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