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Des ministres centrafricains sous surveillance judiciaire

Un ministre centrafricain encore en fonction et deux anciens ministres sont depuis 48 heures, placés sous surveillance judiciaire

 

Fidèle Gouandjika, actuel ministre centrafricain du développement rural, Thierry Maleyombo, ancien ministre des postes et télécommunications et Abdallah Kadr, ancien ministre délégué aux finances et au budget sont les derniers «nominés» placés sous surveillance judiciaire. Il leur est reproché leur rôle dans le détournement díune somme de «50 millions» Fcfa provenant de la société Telsoft qui gère la passerelle unique ou le Gateway international et devant appartenir au gouvernement centrafricain. Pour cette affaire, un cadre de la société Telsoft, se trouve depuis deux mois environ aux arrêts à la Section de Recherches et díInvestigations (SRI) pour nécessité díenquêtes. Par cette surveillance judiciaire, les nommés Gouandjika, Maleyombo et Kadr sont sous contrôle judiciaire et sont donc inculpés díune certaine manière. Cependant, ils doivent répondre à certaines exigences qui leur sont édictées comme se rendre au tribunal dès quíils sont convoqués pour y être auditionnés tout le long du déroulement de la procédure les concernant. Pour les empêcher de quitter le territoire centrafricain, les trois ministres suscités se sont vus retirer leur passeport.

 


© journaldebangui.com
Le texte est tiré du quotidien "Le Citoyen"
Des résultats de líaudit
Líactuel ministre díEtat aux postes et télécommunications chargé des nouvelles technologies avait, dès sa prise de fonction, demandé que líaudit de gestion de ses deux prédécesseurs à ce poste soit réalisé afin díen savoir davantage. Quand bien même les résultats de cet audit ne sont pas encore rendus publics, des informations font état de ce que les nommés Fidèle Gouandjika, Thierry Maleyombo et bien díautres personnalités «auraient» véritablement des soucis à se faire à cause de leur gestion jugée «peu orthodoxe» des financements générés par le ministère des postes et télécommunications chargés des nouvelles technologies dans un passé récent. Bien au-delà des 50 millions Fcfa de Telsoft ici considérée comme la face immergée de líiceberg, certains cadres de la Socatel au parfum des résultats de líaudit soulignent que la situation pour laquelle líactuel ministre du développement rural et deux anciens ministres sont inquiétés avoisinerait le milliard Fcfa. Ce qui bien entendu attend confirmation dès la publication des résultats de líaudit comme demandés aussi bien par Fidele Gouandjika que Thierry Maleyombo.

 



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