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Affaire Socatel: Chronique autour de la non publication du rapport de l’audit

On espère qu’il n’aura pas le même sort que celui réservé à l’audit de la commission électorale indépendante (CEI)

 

L’audit de la société centrafricaine de la télécommunication (SOCATEL) défraie la chronique en République centrafricaine tant il tarde à être rendu public. L’opération aurait mis à jour des détournements s’élevant à plusieurs milliards de FCFA par des hautes autorités des fonds de cette institution, tarde à être rendu public. Depuis son retour au gouvernement Touadera III comme Ministre d’Etat en charge des postes, télécommunications et des nouvelles technologies, M. Abdou Karim Meckassoua est plus que jamais confronté à son destin dans cette affaire de l’audit de la SOCATEL. La volonté de commettre des audits dans des sociétés d’Etat et sociétés parapubliques ne date pas d’aujourd’hui. Au sortir du dialogue politique inclusif (DPI), des pistes ont été explorées afin de redorer le blason des ces différentes sociétés jadis fleurons de l’économie centrafricaine. De la SOCATEL à l’ENERCA en passant par la SODECA, le BARC, le Fonds d’Entretien Routier, le constat demeure unanime quant à la dilapidation des fonds.


 


© journaldebangui.com
L'audit de la Socatel reste attendu
Quoiqu’on dise et malgré sa volonté de sortir la «SOCATEL» du gouffre, le ministre d’Etat Karim Meckassoua, loin d’être cet homme qui a osé briser le tabou, se trouve plus que jamais à la croisée de chemins. Pour le commun des Centrafricains, la décision de commettre un audit dans bon nombre des structures publiques et parapubliques relève du courage politique sinon républicain. Si l’on s’en tient aux premières réactions et aux déclarations faites çà et là par certains responsables politiques, la levée d’immunité du Ministre Fidèle Ngouandjika par le Président de la République pour déposer devant le parquet de Bangui et la convocation du Ministre Thierry Malayombo, malheureux candidat indépendant KNK donne lieu d’espérer à des sanctions.

Malheureusement, dans cette affaire où le personnel totalise plusieurs mois d’arriérés de salaires, l’impunité est devenue la règle dans la gestion des affaires publiques. La grande question aujourd’hui est l’issue que réservent les conclusions du rapport de cet audit sur la SOCATEL qui, au lieu de servir l’Etat dans sa quête d’assainissement des finances publiques, tourne plutôt à un beau jeu de cirque qui n’inquiète presque personne. De l’avis de plusieurs centrafricains, cet audit fera jaser étant donné les personnalités impliquées. Malheureusement, on s’interroge si ledit audit sera rendu public quant on sait par avance ce qui est advenu de l’audit de la commission électorale indépendante (CEI) que dirigeait le pasteur Joseph Binguimalé. Un audit qui reste jusqu’en ce moment attendu.

 



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