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Centrafrique: Brouille entre un Pasteur et un Colonel

La mésentente est survenue à la suite díune vente de terrain dans le 6ème arrondissement de Bangui

 

Líéglise «Ministère mondial Rehoboth» est confrontée à de sérieuses difficultés imposées par un colonel des Douanes centrafricaines. Dans les explications du Pasteur Jean Pierre Kapinga, responsable de cette église qui a reçu la presse, le colonel aurait proféré des menaces de mort à son encontre. Ce que dément le colonel Nzengo a démenti ces allégations. Dans la version du pasteur líaffaire remonte à 18 mois quand il a loué une concession appartenant à la famille Poumayé au quartier Bruxelles non loin du pont Saint Charles dans le 6èmearrondissement de Bangui. Il y a immédiatement installé son église en construisant un hangar de 10 mètres sur 19 et une maison pour les cultes. Suite à des différends ayant opposé la famille Poumayé aux membres de líéglise, le pasteur Kapinga a demandé remboursement puisquíil a construit sur le terrain.

 


© panoramio.com
Un terrain vague dans les environs de Bangui
Quelques mois sont passés et le terrain a été vendu à M. Bertin N. qui devient le nouveau bailleur. Cependant, les frais de loyer continuaient díêtre versés à ce dernier. Subitement, il aurait demandé au pasteur de libérer les lieux. Sans contester la décision, le pasteur quitte les lieux mais demande à ce que ses biens lui soit rendu. Malheureusement, M. Bertin N. aurait dit au pasteur quíil a loué le terrain avec tout son contenu donc il ne peut rien lui rendre. Le pasteur Kapinga a tout tenté pour récupérer ce qui appartient à son église, notamment les tôles, les bois, les briques, etc. mais ce sera peine perdue car selon les dires de ce dernier, M. Bertin N. aurait proféré des menaces à son encontre.

De son côté, le colonel des Douanes M. Bertin N. a démenti ces allégations quíil qualifie de pur et simple mensonge. De son avis, lorsquíil avait payé le terrain, on ne lui a rien dit sur les propriétaires des biens. Díailleurs, la parcelle était toujours mise en location et le pasteur níaurait pas payé pendant des mois durant. Un matin, il se serait rendu chez le Colonel pour lui dire quíil a eu un songe que Dieu lía commissionné de venir dire à ce dernier de le laisser son église sur les lieux gratuitement. Le colonel se serait fâché et a donné un délai de 3 mois au pasteur et à son église de déguerpir les lieux à compter du 23 mars 2011. Malheureusement, ce délai nía pas été respecté. Il a envoyé quelquíun le leur faire savoir le dimanche 28 août et quant à lui, il síest rendu sur les lieux le lundi 29 août pour récupérer la clé.

La seule partie juge dans cette affaire qui níest autre que la famille Poumayé sur laquelle líon níarrive pas à mettre la main. Le pasteur Kapingo réclame toujours la restitution de ses biens existants sur le terrain. Le colonel Bertin N. est quant à lui campe sur sa position. Il a même souligné que si les dérangements continuent dans ce sens, il prendrait des dispositions nécessaires.

 



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