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RCA: LíAssemblée nationale et le gouvernement sur la crise de líUniversité

Líéducation figure en bonne place dans les priorités du gouvernement

 

LíAssemblée nationale et le Parti Travailliste KNK ne font rien pour juguler la crise sociale afin díéviter une année blanche à líUniversité de Bangui. Dans un pays démocratique, lorsquíune crise sociale tend à paralyser le fonctionnement díune institution de la République, líAssemblée nationale níhésite pas à interpeller le ministre en charge du Département concerné. De préavis de grève, les enseignants du supérieur ont observé huit jours díarrêt de travail puis vingt et un jours avec possibilité de grève illimitée dans cas où le gouvernement ne parviendrait pas à trouver de solution à leur revendication. La rencontre avec le Premier ministre Faustin Archange Touadera pourtant enseignant du supérieur avant de prendre la tête du gouvernement, a accouché díune souris. Curieusement, le ministre díEtat Jean Willy Biro Sacko, pour gérer la crise, a lancé un appel à la reprise des cours à líUniversité de Bangui sur fond de menace et de mise en garde.

 


© rcamagazine.com
L'Assemblée ne fera rien contre le gouvernement
Le Président fondateur du Parti Travailliste KNK, François Bozizé, a toujours clamé haut et fort quíil entend impliquer pleinement et fortement les jeunes dans sa politique de construction et de développement de la République Centrafricaine. La deuxième personnalité du pays le président Gaombalet, de líAssemblée nationale nía cessé de répéter quíil ne faut pas compter sur lui pour mettre le bâton dans les roues du gouvernement. Pendant la quatrième et la cinquième législature aucun membre du gouvernement ne pourra être pris à partie par les honorables députés majoritairement acquis à la cause du régime en place à Bangui. Or, la tension de trésorerie à laquelle fait allusion le gouvernement ne convainc pas du tout les enseignants du supérieur. Au regard de tout ce qui précède, il faut craindre une année blanche à líUniversité. Ce qui pourrait bien fragiliser le régime de Bozizé. Ce manquement pourrait bien passer pour un échec tant pour le gouvernement que pour líAssemblée nationale qui se sont unanimement montrés «défaillants». Les promesses électorales faites au peuple prennent le contre pied de la politique de développement de proximité prônée par líactuel locataire du Palais de la Renaissance.

 



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