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Centrafrique: Campagne électorale toujours morose à Bangui

Les militants de cette plate- forme de líopposition ont été appelés à boycotter ces législatives

 

A la 4ème journée consécutive de la campagne électorale pour les législatives du 4 septembre 2011, rien ne semble encore bouger dans les quartiers généraux des candidats de Bangui et de certaines villes de Centrafrique. Peu díaffiches, pas de banderoles, aucune sonorisation et surtout pas de caravanes dans les rues. Le constat fait par les agents et correspondants de Radio Ndeke Luka est partout le même. A Bangui, dans les arrondissements et quartiers concernés par le scrutin partiel du 4 septembre prochain, cíest líindifférence totale de la part des électeurs. Du côté des candidats, on dit bien prévoir des meetings, mais rien pour le moment. Cette ambiance morose est aussi constatée à Bossangoa (nord-ouest). Pire encore, les candidats en lice sont encore à Bangui. Seuls leurs lieutenants síactivent sur le terrain: les partisans du candidat KNK sillonnent la ville avec une sonorisation, tandis que ceux de son challenger du Parti Social Démocrate (PSD) mobilisent dans les quartiers. On note líabsence totale des gadgets de campagne.

 


© radiondekeluka
Des urnes en cours de dépouillement après le 1er tour des élections du 23 janvier 2011
A Bouar, la stratégie de la campagne à líaméricaine dite le «porte à porte» est adoptée par les partisans du parti au pouvoir Kwa Na Kwa (KNK). Ceux du Parti díAction pour le Développement (PAD) procèdent à la distribution des gadgets à líeffigie de leurs candidats. Les 32 bureaux de vote attendent díaccueillir les matériels électoraux déjà déployés ainsi que la formation des agents scrutateurs. Et pour conjurer le mauvais sort, à Sosso Nakombo (ouest), les croyants de toutes les confessions religieuses ont consacré la journée du mercredi 24 août à une séance de jeûne et de prières pour une action de grâce. Toutefois, la campagne y est encore timide. A titre de rappel, le candidat indépendant Blaise Nakombo élu dès le premier tour était décédé quelques jours après sa victoire. Il faut dire que cette campagne se poursuit sans les candidats réunis au sein du Front pour líAnnulation des Elections (FARE-2011). Les militants de cette plate- forme de líopposition ont été appelés à boycotter ces législatives. Un autre son discordant est celui des partis politiques de la majorité présidentielle. Ils ont demandé au ministère de líAdministration du territoire de sursoir à la nomination des membres du Comité Transitoire des Elections (CTE), jugés illégitimes. En réponse à cette observation, le CTE par la voix de son président le ministre Josué Binoua, cette structure est bel et bien légitime et répond au code électoral, donc habileté à organiser ces élections.

 



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