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Geoffrey Lembet: «Rien à perdre»

Le jeune gardien de but de la Centrafrique, réserviste à Sedan, défie l'Algérie à Bangui ce dimanche. Rencontre!

 

Geoffrey, personne ne prêtait attention aux Fauves du Bas-Oubangui avant votre match le mois dernier au Maroc...
C'est vrai. Mais contrairement à pas mal d'équipes, nous n'avons rien à perdre. On donne tout, et on prend les choses au sérieux. Ca a été le cas à Rabat, où l'on s'était procurés pas mal d'occasions. A titre personnel, ça a été une expérience fantastique, et cela m'a incité à bosser dur pour la suite.

Vous affrontez l'Algérie, un Mondialiste demi-finaliste de la dernière CAN, chez vous ce dimanche. Que ressentez-vous ?
Déjà, je suis très attendu à Bangui, où ce sera mon premier match à la maison. Mes grands-parents seront là, mes tantes aussi. Ca fait plaisir. Ensuite, on y va avec le coeur, pour défendre nos couleurs. L'idée, avec notre jeune groupe, c'est de relancer la machine en sélection.

 


© lunion.presse.fr
Geoffrey Lembe, la promesse des fleurs
«A Sedan, on me dit de patienter...»
Connaissez-vous un peu les Fennecs d'Algérie?
J'ai déjà côtoyé Nadir Belhadj et Djamel Abdoun, en club, il y a longtemps. On s'était entraîné ensemble. Là, on se retrouve. Comme quoi... C'est un petit plus pour y croire aussi !

Comment se passent les choses avec Jules Accorsi, votre sélectionneur français?
C'est un entraîneur à fort caractère, quelqu'un d'exigeant. Ca a payé contre le Maroc. Il nous avait placé devant nos responsabilités.

Vous êtes 3e gardien à Sedan, et vous allez vous dresser contre des joueurs de L1. Sans aucune inquiétude?
Je ne me prends pas la tête avec ça. Et puis, c'est sur le terrain que ça se joue. Après, en club, on me dit de patienter. Etre international centrafricain est une énorme source de motivation, ça m'encourage au quotidien. J'ai fait quelques bancs en L2, je prends ce qu'il y a prendre, tout simplement.»

 



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