Archive

Centrafrique: Des sinistrés pris en charge par le gouvernement et les humanitaires

Les pluies diluviennes qui se sont abattues sur la ville de Bangui ont fait un mort, de nombreuses maisons effondrées et plusieurs personnes sans abri

 

Pour parer au plus pressé, le gouvernement a réagit en apportant les premiers secours, puis a lancé un vibrant appel à líendroit des humanitaires, des partenaires internationaux ainsi que des sociétés de la place. Les coups de feu tirés en líair par les éléments de force de défense et de sécurité dans les rues du 2e, du 3e et du 6e arrondissement de la ville de Bangui, níont pas disperser la foule des manifestants en colère. Pour la population, quand bien même la mauvaise gestion des ordures ménagères contribuerait à líinondation, il appartient au gouvernement díorganiser la municipalité et de convaincre les partenaires au développement de financer les travaux de construction des grands ouvrages et de canalisation. Pour la population trop cíest trop, car chaque année se sont toujours les mêmes problèmes qui surviennent sans que le gouvernement ne soit à mesure de trouver une solution durable. Cette manifestation prouve que la population en a ras-le-bol.

 


© corbis image
Une maman et ses enfants dans les eaux
Cíest ainsi que dans chacun des arrondissements suscités, les tirs de sommation níont pu dissuader la foule des manifestants. Le prêche du Pasteur, ministre de líAdministration du Territoire nía non plus rien changé dans la position de la population en colère. Selon elle, le gouvernement fera certainement un geste symbolique mais ne pourra tout faire. En ce qui concerne les ONG humanitaires, líexemple prouve que celles-ci travaillent toujours en collaboration avec la Croix-Rouge Centrafricaine, qui a parfois du mal à coordonner la prise en charge ainsi que la distribution des biens, en vivres, kits voire le matériel de réhabilitation et de construction des maisons díhabitation. Pour la petite histoire, lors des inondations de 2009, le Coordonnateur de PURISU/AGETIP-CAF, a déclaré au chef de líEtat, François Bozizé que même si les travaux de construction des ponts et de canalisation devenaient effectifs, cela ne mettra pas fin à líinondation. Sous entendu, il faudra sensibiliser la population sur la nécessité díassainir les quartiers en détruisant les ordures ménagères, en mettant de la propreté dans les alentours ainsi que de brûler les sachets díemballage.

 


© corbis image
Après les pluies les enfants s'amusent dans les eaux
Líhistoire pourra donner raison au ministre Koyamene, qui lors de la rencontre avec les notables et les fabricants de briques cuites attirait líattention de ceux-ci sur la nécessité de protéger les ouvrages publics, curer les canaux díévacuation des eaux de pluie pour éviter líeffondrement des ponts et líinondation des maisons díhabitation. En cherchant un centre díaccueil aux sinistrés, le gouvernement devra faciliter líinhumation du garçon de 7 ans retrouvé mort dans le canal du 3e arrondissement vers le quartier Béa Rex. Somme toute, cíest le lieu díinviter la population à une prise de conscience pour faire preuve díesprit patriotique avant de compter sur le gouvernement. Le développement communautaire exige une prise de responsabilité de la part de tout un chacun, car les ordures ménagères ne viennent pas de la voie publique. Ne pas creuser un canal díévacuation des eaux usées, cíest préparer à long terme líinondation, car lorsque les eaux ne trouvent un passage elles vont se déverser dans les quartiers et dans les maisons díhabitation.


Commentaire


Retour en haut