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Centrafrique: Un plan stratégique pour la santé mentale

Des documents de politique nationale à ce sujet viennent d’être validés à Bangui

 

Cette déclaration a été faite lors d’un atelier de validation des documents de politique nationale de santé mentale et du plan stratégique organisé dans la salle de conférence du Programme Elargie de Vaccination (PEV). L’objectif de cet atelier est de valider afin de doter le gouvernement de la République Centrafricaine d’outils visant à combattre les troubles mentaux, neurologiques et psychosociaux ; à contribuer à la prise en charge des maladies mentales et à l’amélioration de la qualité de vie de la population centrafricaine. Mme Marguerite Petro Koni Zézé a reconnu que les malades mentaux sont pour la plupart abandonnés ou amenés tardivement à l’hôpital par leurs proches. Même guéris, ces malades ont des difficultés à s’intégrer dans leur famille ou dans la société. Conscient de cet état de fait que le gouvernement, avec l’appui de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), a décidé de l’élaboration des documents de la politique nationale de la santé mentale et de son plan stratégique.

 

La ministre des Affaires sociales a fait savoir que «ce processus a commencé en mai 2006 par la mise en place, par Arrêté du Ministre de la Santé publique, du comité technique de pilotage composé d’experts pluridisciplinaires nationaux chargé d’élaborer le programme de lutte contre les maladies mentales en République Centrafricaine pour aboutir en août 2008 à la finalisation de la politique nationale de santé mentale et du plan stratégique 2012-2013». Le Pr André Tabo s’est appesanti sur les «représentations socioculturelles» dans la manifestation des maladies mentales. Elles se manifestent à travers «la sorcellerie, l’envoûtement, le mauvais sort, la punition des ancêtres, etc.», a indiqué le Pr Tabo. A ce propos, il est question d’impliquer «les tradipraticiens de santé en Centrafrique, dont l’efficacité des pratiques est reconnue par les communautés locales, rendent d’énormes services à ces malades mentaux», a soutenu M. Tabo. A l’opposé, cette disposition bute contre l’absence «de collaboration entre la psychiatrie et les méthodes de soin non biomédicales, notamment la médecine et la pharmacopée traditionnelles», a expliqué le Pr André Tabo. Il a conclu que des lois «sont en cours d’examen à l’Assemblée nationale» et qu’il s’agit «d’intégration effective des soins de santé mentale à base communautaire dans les soins généraux de santé»

 



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