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Centrafrique: Les ouvriers de l’entreprise BECAIR remontent les bretelles à M. Nguéï

Ils réclament le paiement de leurs semaines de travaux ont séquestré deux personnes et conditionnent leur libération par la réception de leur argent

 

Ils étaient une vingtaine, tous des ouvriers embauchés par M. Nguéï pour la construction d’un clôture de l’entreprise BECAIR. Ces ouvriers qui réclament le paiement de leurs semaines de travaux ont séquestré deux des fils de M. Nguéï et conditionnent leur libération par la réception de leur argent. Le mercredi 13 juillet 2011 dans la matinée, plusieurs ouvriers travaillant pour le compte de M. Nguéï pour la construction d’une clôture située sur l’avenue des Martyrs en face de l’hôtel Azimut, se sont mis en colère. Ces ouvriers ont barricadé l’entrée dans ladite concession dont la construction est presque finie. Selon un représentant de ces ouvriers en colère, il est inadmissible que la pratique de l’exploitation de l’homme par l’homme continue alors que ceci est réprimandé par la loi.

 

Selon les faits rapportés, M. Nguéï a gagné un marché de construction d’une clôture sur le terrain de l’ambassade du Nigéria situé en face de l’hôtel Azimut à Bangui. Ainsi, celui-ci a d’abord embauché des maçons et des ouvriers au nombre de 24. D’aucuns ayant été il en reste 16 qu’il aurait décidé de payer à la semaine. Malheureusement, au bout de trois semaines, aucun sou ne leur a été versé. Le patron ne s’est plus rendu sur le chantier mais ne traiterait qu’avec le chef de chantier. Au jour le jour, c’est le désespoir qui naît au sein de ces ouvriers qui ne savent plus à quel saint se vouer. Ils ont ainsi décidé de manifester leur mécontentement. Des feuilles de palme accompagnent une barricade installée à l’entrée du chantier. Sur des cartons et des planches, on pouvait lire «Mr Nguéï payez notre argent», «nous avons travaillé et nous voulons être payés». Deux jeunes qui seraient des fils du patron sont séquestrés par les manifestants qui conditionnent leur libération par le paiement de leurs dus. Nous avons essayé de contacter M. Nguéï mais celui-ci très mécontent n’ a pas souhaité donner sa version des faits.

 



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