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Centrafrique: Les deux journalistes libérés de prison

Ils sont condamnés à verser une amende de 300.000 FCFA (458 euros) à titre de dommages et intérêt

 

Les deux journalistes centrafricains, incarcérés depuis plusieurs semaines et contre lequel le parquet avait requis trois ans de prison pour "incitation à la violence et à la haine", ont été condamnés à des amendes mais libérés, selon le jugement rendu ce lundi 11 juillet. Faustin Bambou, directeur des Collines de l'Oubangui, en prison depuis le 27 mai, et Emmanuel Cyrus Sandy, directeur de Media Plus, incarcéré depuis le 15 juin, ont été reconnus coupables de diffamation à l'encontre de Jean-Francis Bozizé ministre délégué à la Défense et fils du président centrafricain François Bozizé. Ils sont condamnés à une amende de 300.000 FCFA (458 euros) à titre de dommages et intérêt.

 


© radiondekeluka
Toutefois, le tribunal n'a pas retenu l'incitation à la violence et à la haine et comme la diffamation ne peut entraîner une peine privative de liberté conformément à la loi sur la dépénalisation des délits de presse en Centrafrique, les deux hommes sont libres. MM. Bambou et Sandy avaient accusé le ministère de la Défense de ne pas avoir payé certaines pensions de militaires à la retraite alors que l'Union européenne avait versé des subventions pour que celles-ci soient payées. Le 17 mai, Alain-Georges Ngatoua, un responsable du ministère de la Communication, avait critiqué Les collines de l'Oubangui, Media Plus et On dit quoi, à la radio nationale, dénonçant une "véritable campagne de dénigrement" contre Jean-Francis Bozizé.

Lors du procès, le 6 juillet le procureur avait requis 3 ans de prison ferme pour "incitation à la violence et à la haine" ainsi qu'un million de CFA d'amende (1.500 euros) contre chacun des accusés. L'organisation de défense des journalistes Reporters sans frontières ainsi que le Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (Redhac) avait protesté.

 



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