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Centrafrique: La SONATU poursuivie par un collectif de jeunes

Depuis plus d’un an, 99 jeunes, admis à un test de recrutement à la société nationale de transport urbain (SONATU), ne sont pas encore employés

 

Las d’avoir attendu aussi longtemps, ces derniers sont passés à la vitesse supérieure en poursuivant judiciairement la SONATU. En effet, le 2 juin 2010, l’agence centrafricaine pour la formation professionnelle et l’emploi (ACFPE) sur demande de la société nationale de transport urbain (SONATU), avait lancé un test de recrutement, recherchant des chauffeurs et stewards pour le compte de la société. Quelques jours plus tard c’est à dire le 8 juin 2010, l’ACFPE a transmis la liste des candidats retenus à la SONATU et selon la SONATU, ces derniers commenceraient à travailler par vague selon les critères d’excellence. Or, plusieurs mois sont passés sans suite favorable. Les jeunes disent être lésés puisque selon eux, la SONATU recruterait parallèlement d’autres personnes. Ils se sont regroupés au sein d’un collectif. Après s’être constitué un conseil en la personne de Me Pabingui, une plainte contre la SONATU a été déposée au Tribunal de travail. Dans une requête signée par M. Arthur Danga-Nzongba représentant le collectif et adressée au président du Tribunal de travail, ils réclament le paiement d’un montant de 10.000.000 FCFA à chaque membre du collectif représentant les dommages et intérêts pour rupture abusive de contrat de travail.

 


© journaldebangui.com
Des bus de la SONATU
Contacté par rapport au dossier, l’administrateur général de la SONATU, M. Jasmin Médard Gouaye est étonné que ces jeunes aient agi de la sorte. Preuve à l’appui, il a démontré que la société a respecté son engagement car jusqu’ici, elle continue d’employer les admis au test selon les critères d’excellence. En ce moment, ils sont au niveau de la note 12/20. Il a poursuivi e disant qu’il n’y a pas longtemps, une note d’information était affichée, appelant le reste des stewards devant être embauchés à venir mais malheureusement, seulement trois personnes s’étaient présentées et ces trois là étaient du coup employés. D’après M. Gouaye, «ce sont les tonneaux vides qui font plus de bruit», autrement dit, ce sont des candidats qui avaient eu des notes lamentables qui constituent pour la plupart ce collectif. Pour M. Gouaye, si certains candidats ayant obtenus des notes en dessous de 13 sont employés en ce moment, c’est parce que ce sont des femmes, 31 au total, pour favoriser l’approche genre. Quant à la requête du collectif adressée au Président du tribunal de travail ayant réclamé «10.000.000 FCFA pour dommages et intérêts pour rupture abusive de contrat de travail», M. Gouaye a précisé que la SONATU n’a jamais signé un contrat quelconque avec les candidats alors que ces derniers parlent d’un contrat verbal.

En attendant, la société était convoquée par le Tribunal de travail le mercredi 6 juillet 2011 où le procès devait avoir lieu mais sur demande de l’avocat de la société Me Yangana, le procès est reporté pour le mercredi 13 juillet 2011 à 8 heures, date à laquelle on connaîtra le dernier verdict.

 



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