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Centrafrique: La Convention 169 de l’OIT et le concept de consultation

Du 30 juin au 6 juillet 2011, la Capitale centrafricaine accueillera l’atelier national de réflexion et d’analyse du concept consultation selon les normes et directives internationales

 

C’est l’Organisation non gouvernementale «Maison de l’Enfant et de la Femme Pygmée» qui l’organise en partenariat avec la Rainforest Fondation avec en toile de fond, un accent particulier sur les pertinentes dispositions de l’article 169 de la Convention de l’OIT qui recommandent l’application sans discrimination aux femmes et hommes des peuples autochtones, des dispositions de cette Convention. Aux ter mes de l’article 20 de cette Convention de l’OIT, «des mesures doivent être prises pour éviter toute discrimination à l’égard des travailleurs autochtones. Ils doivent jouir des libertés fondamentales sans entrave ni discrimination».

 

Dans le cadre de cet atelier national de réflexion et d’analyse du concept consultation selon les normes et directives internationales, Jean Bruno Ngougnogbia, Coordonnateur des programmes au sein de l’ONG «Maison de l’Enfant et de la Femme Pygmée», présentant les objectifs mentionne qu’au sortir de cet atelier, un consensus national sur ce que c’est qu’une consultation devra se dégager. Ce dernier a fait noté qu’au niveau national, on s’est rendu compte qu’en Centrafrique, cette notion de consultation est souvent occulté par bon nombre d’agents ou partenaires qui, voulant mettre en action leurs activités ou leurs projets dans des localités précises partent seulement informer les populations concernées et disent qu’ils les ont déjà consultes
De manière concrète, ajoute Bruno Ngougnogbia, la consultation est un processus qui démarre obligatoirement par l’information à la base. Sur consentement des communautés, renchéri l’orateur l’équipe animant la consultation pourra fixer une date à la communauté qui devra s’organiser et être prête pour une discussion approfondi sur les points précis du projet ou de l’activité à mettre en œuvre dans leur localité. Prennent part à cet atelier d’une semaine, les populations dites autochtones, les organisations de la société civile sans pour autant oublier les représentants du Haut commissariat aux droits de l’homme et des ministères des Eaux, Forets, Chasse et Pêches et ceux de l’Environnement et l’écologie.

 



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