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Paoua: les agriculteurs de appellent le gouvernement à plus de soutien

Líappel a été lancé le week-end dernier par la Sous Fédération des Producteurs de Haricot Blanc de Paoua

 

Après les violences qui ont affecté la ville de Paoua en décembre 2017, les productions de haricot blanc et autres produits agricoles commencent à se relever grâce au programme díachat des produits locaux, initié par le Programme Alimentaire Mondial (PAM). Néanmoins, ces producteurs éprouvent des difficultés et appellent à líaide afin de passer à la culture industrielle.

 


© rjdh.org
La sous-fédération des producteurs de haricot Blanc a vu le jour suite au programme P4P du PAM alors que cette organisation humanitaire a sollicité acheter les produits locaux. Elle regroupe actuellement 95 groupements.

« Nous produisons du céréale, de Haricot que nous livrons au PAM et autres partenaires. Ce que nous avons reçu, nous a permis de construire les entrepôts, les magasins et díacheter des machines décortiqueuses puisque PAM souhaite aussi acheter du riz blanc. Maintenant, nous avons le marché localement », a expliqué Déon Sylvanus, président de la sous-fédération des producteurs de haricot, de Paoua.

Malgré les exploits de cette association, plusieurs difficultés défis restent à relever. « Notre entrepôt est petit et ne peut plus contenir le stock que nous avons. Pendant la crise, nos búufs ont été volés, cíest pourquoi nous sollicitons du gouvernement et des partenaires des búufs, des tracteurs afin de nous permettre de passer à une culture industrielle », a lancé Déon Sylvanus.

Le Ministre de líAgriculture et du développement rurale, Honoré Feïzoure salue líinitiative et promet que des actions seront menées ensemble avec líAgence Centrafricaine du Développement Agricole (ACDA) pour répondre aux préoccupations de ces producteurs qui font aujourdíhui la fierté du pays en matière de la production agricole. « Moi-même, cíest ici que jíai appris plus sur líagriculture en 1994 », a lâché le membre du gouvernement.

Paoua, ville située à plus de 500 Km de Bangui, était affectée par la crise qui a fait fuir vers cette ville plus de 75.000 déplacés des communes et villages. Aujourdíhui, presque tous les déplacés sont rentrés et les urgences cèdent la place au développement.

 



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