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Une barrière controversée érigée par le complexe Sahiri fait bouder les habitants des environs

Le Procureur de la Cour Pénale Spéciale, le Magistrat Toussaint Moutasikini Moukimapa a élu domicile dans le secteur ainsi que plusieurs personnalités diplomatiques

 

Plusieurs voisins du complexe Sahiri dans le 7e Arrondissement de Bangui ont dénoncé le 16 février dernier la violation de leur liberté díaller et de venir par le complexe immobilier Sahiri qui a érigé une barrière quíils jugent illégale.

Le Procureur de la Cour Pénale Spéciale, le Magistrat Toussaint Moutasikini Moukimapa a élu domicile dans le secteur ainsi que plusieurs personnalités diplomatiques. Selon les informations du RJDH, les propriétaires du Complexe Sahiri ont voulu ériger cette barrière depuis plus de 7 mois pour des raisons encore non élucidées mais que des sources proches du dossier parlent des motifs sécuritaires.

Des sources proches de la famille Maliko, victimes díaliénation de la liberté díaller et venir jugent illégale líérection de cette barrière «lorsquíils ont voulu mettre cette barrière, nous avons commis un huissier de justice qui a fait un constat et nous avons saisi les services compétents qui, une fois sur les lieux, avaient conclu que la barrière viole la liberté des autres occupants de líarrière de la maison. Nous sommes surpris de voir quíen dépit de ces injonctions ils níont pas obtempéré» a rapporté au RJDH un des habitants de la périphérie.

 


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Ces mêmes sources non seulement déplorent la restriction de leur liberté mais pointent aussi du doigt le contingent égyptien qui assure la sécurité sur líunique axe díentrée et de sortie «il est difficile pour nous de circuler pendant les heures de prière. Ces égyptiens qui sont là pour la sécurité prient sur la voie publique et lors de leur prière, il est difficile de faire mouvement librement», a expliqué au RJDH un habitant du coin.

Les propriétaires du Complexe Sahiri ne se sont pas prononcés sur la question et les motivations de cette barrière. La liberté díaller et venir des citoyens est consacrée dans la Constitution du 30 mars 2016.


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