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Session criminelle : Ouverture à Bangui du procès de 16 membres de l'ex-coalition rebelle Séléka

Ces 16 ex-rebelles sont poursuivis pour association de malfaiteurs, détention illégale d'armes et munitions de guerre, atteinte à la sûreté intérieure de l'Etat

 

La Cour Criminelle a ouvert, vendredi 16 février à Bangui, le procès de 16 membres de l'ex-coalition Séléka arrêtés le 13 août à Damara, dans le sillage de l'ancien ministre de la Jeunesse et des Sports, Abdoulaye Hissène, jugé, lui, par contumace.

Ces 16 ex-rebelles sont poursuivis pour association de malfaiteurs, détention illégale d'armes et munitions de guerre, atteinte à la sûreté intérieure de l'Etat, destruction d'édifices publics et rébellion.

Après la lecture de l'ordonnance de renvoi, qui a duré environ une heure et demi, la Cour a dû se retirer pour statuer sur une exception soulevée par la défense et visant l'annulation de la procédure en raison, entre autre, de l'absence de rapports d'enquête de moralité dans les dossiers des accusés.

La Cour a finalement décidé de poursuivre les débats, qui ont été suspendus en fin d'après-midi, après l'audition de deux accusés, dont Ahmat Tidjani, considéré par le Procureur Alfrred Rock Ngoumbré comme un des principaux lieutenants d'Abdoulaye Hissène.

Dans la nuit du 12 au 13 août 2016, les accusés ont été arrêtés à Damara (75 km au nord-est de Bangui) après avoir ouvert le feu sur les éléments de sécurité en faction sur les barrières du pk 12, à Bangui, et à Damara pour faire passer des véhicules lourdement armés à bord desquels ils avaient pris place en compagnie de l'ancien ministre Abdoulaye Hissène.

Ouverte le 8 janvier dernier, la session criminelle, prévue pour se terminer le 8 février dernier, joue les prolongations en raison des nombreux renvois enregistrés.

 



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