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Centrafrique : La RCA fait face à la montée des violences basées sur le genre

Depuis sa création en 2015 par un décret présidentiel, l’Unité Mixte d’Intervention Rapide et de Répression est opérationnelle juste à Bangui et ses environs

 

La RCA connait une recrudescence de violences basées sur le genre, selon Paul Amedée Moyenzo, directeur de l’Unité Mixte d’Intervention Rapide et de Répression (UMIRR) qui envisage étendre ses activités dans les provinces pour lutter contre ce fléau. Il l’a dit dans une interview accordée au RJDH.

Depuis sa création en 2015 par un décret présidentiel, l’Unité Mixte d’Intervention Rapide et de Répression est opérationnelle juste à Bangui et ses environs. Son champ d’activités de lutte contre les violences basées sur le genre est limité, alors que plusieurs organisations telles que MSF et autres enregistrent des cas de VGB perpétrées à l’intérieur du pays et qui restent impunies. C’est dans ce contexte que le patron de l’UMIRR plaide pour l’élargissement de son champ d’action, ce qui sous-entend les moyens conséquents.

 


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Dans son plan d’action, le directeur de l’UMIRR souhaite une couverture nationale contre les VBG «Il faut que l’UMIRR puisse étendre sa structure jusqu’au niveau de l’intérieur du pays parce que c’est beaucoup plus dans l’arrière pays que le mariage forcé, le mariage des enfants, les violences faites aux femmes, aux filles et aux hommes sont plus fréquents» a-t-il fait savoir.

Il appelle les Centrafricains à s’approprier les numéros verts de son service pour combattre les VBG « 72 17 37 26 et 72 17 37 27, ce sont les deux numéros offerts par la Minusca auxquels nous pouvons répondre en cas de besoin en attendant la ligne verte sollicité auprès de l’ART» a-t-il ajouté.

En moins d’un an, l’UMIRR a enregistrés 888 cas de violences basées sur le genre depuis son opérationnalisation en juin 2017. Les violences faites aux femmes, aux filles, aux hommes, le mariage précoce et forcé, les violences sexuelles sont beaucoup plus les cas signalés.


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