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Centrafrique: Les zones forestières affectées par le changement climatique

La perturbation de la pluviométrie affecte les principales activités vivrières de ces communautés

 

Selon les résultats de trois ans de recherche du projet Forêt du Bassin du Congo et adaptation aux changements climatiques (CoFCCA), rendu publics. L'information a été donnée par les responsables dudit projet au cours d'un atelier de restitution baptisé Dialogue science politique sur l'adaptation au changement climatique dans la Forêt du Bassin du Congo: exemple de la République Centrafricaine, organisé par l'Université de Bangui en partenariat avec le Centre international de recherche en foresterie (Cifor). En utilisant la méthodologie Recherche Action Participation (RAP), les communautés de base affirment reconnaître la variabilité du climat à travers une forte «perturbation de la pluviométrie» caractérisée par l'arrivée précoce de la pluie ou la sécheresse prolongée, ce qui affecte leurs activités de survie telles que l'agriculture et la cueillette des produits forestiers non ligneux. Les deux sites de recherche sont le village Mbéko situé à 97 km de la capitale, Bangui, et le village Mossapoula, plus loin dans la sous-préfecture de Bayanga, tous dans le Sud ; cette partie étant la principale zone forestière du pays.

 


Vue aérienne du partie de la forêt du bassin du Congo au dessus de la RCA
Le point focal du Cifor Dr Félix Ngana a expliqué que ce sont les habitants des deux sites qui ont identifié eux-mêmes les bouleversements du climat et ses impacts sur la pratique de líagriculture et autres activités. Sur le site de Mbéko, les méthodes d'adaptation en matière díagriculture proposées sont entre autres la multiplication des boutures de manioc résistantes à la sècheresse agricole, líextension des parcelles de maïs et la multiplication et la redistribution des rejets sains de bananiers plantains, afin de lutter contre une éventuelle crise alimentaire. Pour ce qui est des activités forestières et agro-forestières, l'adaptation au changement climatique devra se faire à travers la multiplication des plantules d'arbres à chenilles, un des produits forestiers non ligneux, menacé par la perturbation du climat. Dans le domaine de la santé il sera question de créer et d'animer une plateforme sur la phytothérapie.
Sur le second site, celui de Mossapoula, les paysans et le projet envisagent la recherche des causes de l'assèchement des boutures de manioc et du pourrissement des tubercules, l'adoption du maïs jaune à cycle court, le renforcement du capital social et la création d'un observatoire local de changement climatique.

 


Le sous bois de la forêt du Bassin du Congo
Selon l'équipe de recherche du projet CoFCCA, cet observatoire sera chargé de noter avec plus de précision les différents moments de mutations climatiques et leurs impacts sur les principales activités des populations autochtones. Initié par le Cifor, le projet CoFCCA concerne trois pays díAfrique Centrale, notamment le Cameroun, la République Centrafricaine et la République Démocratique du Congo. Son but est d'amener les populations des trois pays à prendre la mesure de l'enjeu du changement climatique et assurer une gestion durable des forets, mais aussi trouver des moyens pour síadapter au changement climatique qui est une évidence en trouvant des solutions alternatives à certains problèmes.


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