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La campagne de café au centre du pays, perturbée par les groupes armés

La campagne de café à Bambari et ses environs, a été perturbée par les groupes armés. Les acheteurs se plaignent des multiples taxes que leur imposent les hommes armés.

 

Selon les informations-RJDH, les groupes armés opérationnels au centre du pays, ont imposé plusieurs taxes dont les montants varient díun poste à un autre. De líavis des commerçants interrogés à Bambari, « nos principales difficultés sont les formalités que les Anti-Balaka et les ex-Séléka nous exigent tout au long de la route. De Bambari à Kouango, nous avons les barrières des Anti-Balaka au Pk22, Pk50, Pk70 et sur chaque barrière, on doit verser 1500Fcfa. Après eux, ce sont les barrières des ex-Séléka qui exigent aussi de líargent. En plus, il y a la mairie qui demande 500Fcfa par sac du café. Et ces formalités sont exigées en allés et retours », explique Hervé, acheteur sur líaxe Bambari-Kouango.

Ces multiples formalités semblent décourager les acheteurs, « cette situation nous décourage et bon nombre de jeunes de Bambari sont obligés de se livrer à des scènes de barbarie ou retourner dans les groupes armés », confie une autre source.

 


© Droits reservés

LíEtat centrafricain a perdu le contrôle du circuit de café au centre du pays depuis trois années. Ce sont les groupes armés qui síimposent en prélevant les taxes à ceux qui continuent díacheter le café dans ce secteur. Les soudanais qui ont líhabitude de descendre à Bambari et les sous-préfectures pour acheter du café ne se sont pas rendus sur le terrain depuis deux années à cause des tracasseries que leur imposent les groupes armés.

LíEtat centrafricain est engagé dans le secteur du café à travers líOffice de Règlementation de la Commercialisation et du Contrôle de conditionnement des Produit Agricoles (ORCCPA). Les pertes de líEtat dans le secteur chaque année depuis 2014, est estimées à plusieurs centaines de millions.


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