Archive

Des jouets, une manière de síapproprier le respect des droits des enfants

Le directeur du complexe pédiatrique Jean-Chrysostome Ngody a souligné ce lundi 25 décembre que le don des jouets constitue à ses yeux une prise de conscience pour le respect des droits des enfants.

 

Cette confirmation en a été faite suite à un don des jouets effectué par un bienfaiteur nommé Abelkader Kalil la veille de la fête de Noël.

Le RJDH a constaté que dans une salle, plusieurs enfants admis au centre pédiatrique de Bangui sont assis par terre et síamusent avec les jouets reçus le samedi dernier. Aucun enfant níétait sous perfusion. Certains parents síémerveillaient de voir leurs enfants jouir de ces jouets, don díun bienfaiteur qui a pensé aux enfants malades.

Jean-Chrysostome Ngody, Directeur du complexe pédiatrique de Bangui a indiqué que ce geste salutaire explique la prise de conscience de certaines personnes, «nous les adultes avons prôné la haine, la division, qui ont privé ces enfants de leurs droits. Cette philosophie aujourdíhui, est pour moi une preuve de la prise de conscience pour le respect des droits des enfants. Je loue cet élan de générosité à líendroit des enfants qui pensaient être oubliés, et qui désespéraient déjà», a témoigné le directeur de la pédiatrie.

 


© Droits reservés
Il poursuit en disant que malgré le retard accusé dans la distribution des jouets, certains Centrafricains attachent une importance à la personne humaine qui souffre, « nous avons fait un tour dans les salles et avons constaté après la réception de ces objets, que la frustration a disparu des visages. Une guérison morale síest opérée; des enfants se sont levés et jouaient avec ces objets de divertissements qui leur ont été donné», a constaté le Directeur Jean-Chrysostome Ngody.

Patricia Foutou, líune des mères des enfants bénéficiaires des jouets se dit étonnée de ce geste salutaire, « cíest étonnant. Mon enfant après la réception de ce jouet síest levé et a commencé à síamuser. La température a chuté, nous attendrons mardi pour quitter líhôpital puisque mon enfant a recouvré la santé », a confirmé cette femme au chevet de son enfant à la pédiatrie, avant de dire quíavant, elle était désespérée, « nous avons tout dépensé pour la santé de notre enfant. Cet acte du musulman nous a sauvé ; le désarroi est parti, nous allons partir díici très bientôt », se dit-elle.

Pendant que les enfants de la ville de Bangui fêtent la Noël dans un semblant de sérénité, ceux des régions occupées par des groupes armés traversent une situation humanitaire précaire, suite à líinsécurité. Leurs droits à la jouissance, à la libre circulation, à líéducation, à líépanouissement sont handicapés par la présence régulière des hommes en armes.


Commentaire


Retour en haut