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Centrafrique : une base de la mission onusienne attaquée par des rebelles

Le communiqué précise que "la tension est montée avec des menaces de destruction d'édifices administratifs par des éléments ex-séléka peu après l'installation du préfet dans ses fonctions"

 

Pour manifester leur mécontentement vis-à-vis de l'installation du nouveau préfet de la préfecture centrafricaine Nana Gribizi, le Colonel Augustin Tombeau, des rebelles de l'ex-séléka ont attaqué ce samedi la base de la mission onusienne en Centrafrique MINUSCA à Kaga Bandoro (centre-nord) à l'aide de mortier qui n'a pourtant pas fait de victime ni de dégât matériel, selon un communiqué de presse de la mission qui condamne fermement l'attaque.

Le communiqué précise que "la tension est montée avec des menaces de destruction d'édifices administratifs par des éléments ex-séléka peu après l'installation du préfet dans ses fonctions".
Pour que l'instauration de l'autorité de l'Etat sur tout le territoire centrafricain ne souffre d'aucune contestation, la force de la MINUSCA a maintenu la sécurisation de la localité et les patrouilles dans la ville.

La MINUSCA a déploré que de tels actes violents prennent place au moment où le panel des médiateurs déployés dans le cadre de la mise en úuvre de l'Initiative africaine pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (RCA) est en train de mener ses bons offices.
La mission a réitéré son soutien aux autorités légitimes centrafricaines dans leurs efforts en vue de la restauration et du renforcement de l'autorité de l'Etat, par la mise en place de toutes les institutions qui représentent l'autorité de l'Etat ainsi que ses services déconcentrés sur l'ensemble du territoire national.
Enfin, la MINUSCA a souligné que toute attaque contre le personnel et les biens des Nations Unies peut constituer un crime de guerre passible de poursuite pénale par les tribunaux nationaux et internationaux.

En novembre dernier, deux mouvements politico-militaires que sont le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) et le Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC) s'étaient fermement opposés à la présence du Préfet de la Nana Gribizi, considérant cela comme un acte d'agression auquel ils allaient réserver une riposte.
Ces rebelles craignaient que le préfet ait dans son sillage des forces régulières composées de policiers, de gendarmes et pourquoi pas de militaires des forces armées centrafricaines.
Il est à noter que les préfets de certaines régions difficiles, comme Birao (extrême nord-est) et Bria (centre nord), le Commandant Léonard Mbélé et Evariste Thierry Binguinidji, ont été installés dans leurs fonctions en milieu semaine et ont entamé des consultations avec les entités administratives, sociales et religieuses, même avec des leaders des groupes rebelles.

 



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