Archive

Centrafrique : A Nídelé, trafic díarmes géant au profit des ex-selekas

Les appels au secours de la population de NíDélé, à bout de nerfs, suffoquant sous le joug des envahisseurs venus du nord, se perdent dans la savane sans trouver díécho.

 

Les habitants ont été transformés en esclaves par les Arabo-musulmans descendus du Soudan et du Darfour. Ces « seigneurs de guerre » règnent en maîtres absolus sur le commerce des armes qui alimente les deniers des ex-Sélékas, renforçant ainsi leur puissance de feu et leurs prétentions séparatistes. Les trafiquants, anciens Janjawid adeptes de la charia, cruels et sanguinaires, ont fait de la ville un véritable comptoir de vente díarmes à ciel ouvert.

Scandale des scandales : NíDélé est devenu un no manís land, dont líentrée semble interdite aux autorités légitimes. La ville est, désormais, quasiment coupée du reste du pays.

Quel affront pour le pouvoir en place ! Ce marché díarmes à ciel ouvert, cette espèce de califat en gestation qui soumet les populations abandonnées à la cruauté des envahisseurs, auraient dû provoquer líire díun gouvernement responsable et protecteur. Mais le pouvoir immobile de Bangui, terrorisé devant les bandes armées, se tait. Infiltré par les chefs de líexSéléka, le gouvernement Sarandji II chancelle sous les oukases des séditieux.

Dans quel État sommes-nous ? Le pays ressemble à une serpillière sur laquelle níimporte qui peut venir síessuyer les pieds sans être inquiété. Des rebelles armés et sanguinaires peuvent en massacrer la population en toute quiétude et exiger de rester impunis. Tout se passe comme si líUnion Africaine faisait pression sur le pouvoir légitime pour quíil cède aux séditieux.

Si la situation catastrophique de NíDélé perdure, síinstallant dans le temps sans une réaction forte du gouvernement pour y mettre fin, il faut craindre pour líavenir de la République Centrafricaine, et voir se multiplier díautres marchés díarmes à ciel ouvert sur le territoire.

 



Commentaire


Retour en haut